‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 463 sur 529 · DE L'ENCÉPHALE. G · texte numérisé non relu

DE L'ENCÉPHALE. G

segmens , le cerveau et le cervelet, qui diffèrent l'un de l'autre ;\ l'égard de leur situation , de leur volume et de leur structure. Mais il est plus difficile d'établir des divisions dans la partie inférieure , attendu que les divers segmens qui la constituent passent de l'un a l'autre par des nuances beaucoup moins sensibles. De là vient aussi la dissidence qui règne entre les auteurs, relativement à l'étendue des parties qu'ils embrassent sous la même dénomination.

Ainsi le nom de moelle alonge'e a été employé pour désigner un segment plus ou moins considérable de la partie inférieure de l'encéphale; mais les uns donnent ce nom à toutes les parties qui forment la région inférieure du viscère , tandis que d'autres l'appliquent seulement à quelques unes d'entre elles, et ceux-ci ne s'accordent pas non plus à l'égard du nombre des parties qu'ils réunissent sous cette appellation collective. Plusieurs ont limité davantage le sens du mot, en ne l'employant que pour désigner la partie inférieure de la niasse nerveuse qui s'étend depuis le trou occipital jusqu'à la protubérance annulaire. Telle a été, par exemple, la méthode de Haller, Sœmmerring, Cuvier, Chaussier et Bichat. Cependant quelques uns de ces anatomistes, notamment Sœmmerring, Bichat et Chaussier, ont considéré la moelle alongée, non comme une portion particulière de la masse centrale du système nerveux, mais seulement comme l'extrémité supérieure de la moelle épinière, ainsi que j'en ai fait déjà la remarque.

La région moyenne de la masse encéphalique, située en avant de cette partie, est regardée, par quelques écrivains, entre autres par Chaussier et Bichat, comme un segment particulier de cette masse, appelé protubérance cérébrale (protuberantiacerebralis) par Bichat, et mésoce'phale [mesocephalum) par Chaussier. Mais ces deux auteurs ne lui assignent pas non plus les mêmes limites, car Chaussier la compose seulement delà protubérance annulaire, des tubercules quadrijumeaux et de la valvule cérébrale, tandis que Bichat y range aussi, sous le nom de prolongemens , les faisceaux médullaires qui s'étendent de la protubérance annulaire au cerveau en avant et au cervelet en dehors. D'autres, tel que Gordon, considé-

rent la protubérance annulaire comme une appartenance du cervelet(i). Yicq-d'Azyr avait déjà dit, avec bien plus de justesse , qu'il la faut décrire a part, et qu'elle n'appartient ni au cerveau ni au cervelet (2).

ARTICLE PREMIER

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