‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 477 sur 529 · II. TEXTURE · texte numérisé non relu

II. TEXTURE

1744' La substance grise enveloppe le cervelet de toutes parts, à l'exception de la face inférieure , qui correspond au quatrième ventricule, et qui est couverte de substance médullaire.

Celle-ci se continue dans les trois prolongemens que le cervelet envoie, en avant aux tubercules quadrijumeaux, en arrière au bulbe rachidien , en bas et des deux côtés à la protubérance annulaire, et s'étend dans l'intérieur de l'organe, sous la forme de ramifications, dont l'ensemble porte le. nom d'arbre de vie , ainsi qu'on peut s'en convaincre par des coupes verticales.

Les troncs médullaires suivent une direction plus ou moins onduleuse jusqu'au voisinage de la circonférence du cervelet, et fournissent , dans ce trajet, un nombre plus ou moins considérable de branches , qui naissent de leur bord convexe.

Immédiatement à la surface de chaque branche médullaire s'applique une couche mince de substance jaune, couverte elle-même d'une couche plus épaisse de substance grise. Cette disposition est la cause de la structure Iamelleuse du cervelet, puisque chaque lame renferme une couche de substance médullaire, et qu'à chacune des lamelles dans lesquelles se divisent les lames principales correspond toujours une ramification médullaire.

La partie moyenne du cervelet, celle qui a le moins de hauteur, est celle dans laquelle on aperpoit le plus évidemment cette conformation. On trouve en cet endroit sept couches médullaires, trois antérieures , trois supérieures, et une inférie ire, dont les supérieures sont les plus longues et celles qui se ramifient de la manière la plus simple. Toutes ces couches augmentent considérablement d'étendue de dedans en dehors, dé manière qu'avec leurs revêtemens de substance

grise, elles représentent des cônes, dànt les sommets sont tournés en dedans, dont les bases se confondent avec les parois du quatrième ventricule, et qui sont séparés les uns des autres, a leur côté antérieur, par des scissures profondes.

La substance médullaire existe en quantité proportionnellement bien moins considérable dans la partie moyenne, circonstance seule d'où dépend la petitesse de cette dernière; mais en ' dehors elle s'accumule en raison directe du renflement des hémisphères du cervelet.

1745. Une section verticale démontre que la plus grande épaisseur du noyau médullaire correspond à la partie moyenne du cervelet en-dessous, devant le sommet du quatrième ventricule , en face du second et du troisième segmens, par conséquent à sa moitié antérieure, depuis ce point jusqu'à la circonférence , elle s'amincit d'autant plus qu'elle se ramifie davantage, mais on remarque constamment que les lames médullaires de plusieurs lobes sont beaucoup plus larges vers la surface de l'organe qu'elles ne le sont au moment où elles se détachent du noyau central.

On n'aperçoit pas cette disposition dans la touffe, la luette , la pyramide , la valvule cérébrale et le ver antérieur proprement dit; mais elle est très sensible dans les deux autres segmens. bans les lobes antérieurs du troisième segment, la lame médullaire, aussitôt après qu'elle, s'est détachée du noyau, se renfle considérablement en parcourant toute la longueur des lobes. Quant aux lobes supérieurs et postérieurs, leurs lames proviennent d'un noyau presque aussi gros que le noyau médullaire central situé devant le sommet du quatrième ventricule. Dans le quatrième segment, on trouve un noyau analogue, mais un peu plus petit, qui tient au noyau central par un filet mince, dont la longueur est de six lignes et plus.

1746. En suivant cette méthode, qui est incontestablement la plus rigoureuse , on arrive à une répartition des couches médullaires de la partie moyenne et des hémisphères du cervelet qui ressemble beaucoup à la division que j'ai donnée plus haut de cet organe , mais qui en diffère aussi à certains égards.

La première de ces sept couches appartient à la partie postérieure de la valvule antérieure. Elle est la plus petite, et

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sur elle reposent les plis de la partie poslérieure de la valvule.

La seconde est formée par le ver antérieur et la partie antérieure du lobe supérieur antérieur.

La troisième, beaucoup plus considérable, appartient à la partie antérieure du monticule et à la partie moyenne du lobe supérieur antérieur.

La quatrième , qui est la plus reculée en arrière, correspond à la partie la plus postérieure du monticule, à la commissure des lobes postérieurs supérieurs, à celle des lobes postérieurs inférieurs , à la partie la plus postérieure du lobe supérieur antérieur, au lobe supérieur (postérieur et à la partie supérieure du postérieur inférieur.

La cinquième se compose de la pyramide, de la partie inférieure du lobe inférieur postérieur, et du lobe digastrique.

La sixième correspond à la luette et aux amygdales.

La septième enfin forme le nodule et les touffes. C'est la plus petite de toutes, après la première.

Les deux dernières se distinguent des autres en ce qu'elles ne sont fendues et couvertes de substance grise que dans une partie de leur circonférence, en devant et en arrière. La première offre cette disposition dans toute son étendue, et la dernière à sa partie supérieure postérieure. Les autres sont divisées une et plusieurs fois de chaque côté ; cependant elles offrent aussi des traces de la disposition dont je viens de parler, en ce que la moitié inférieure antérieure des segmens qui sont le plus tournés en avant, et la moitié inférieure postérieure de ceux qui regardent en arrière, présentent les scissures et les ramifications les plus courtes et les plus simples , la première en bas et en devant, la seconde en bas et en arrière.

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