DU LA DURE-MEMÎ. J
douze ou quatorze (î*) jusqu'à vingt-deux ou vingt-trois (2).
Le ligament dentelé s'élargit de haut en bas, et les dentelures s'écartent aussi davantage les unes des autres à mesure qu'elles deviennent plus inférieures. Au-dessous des dernières, on observe encore un repli, long d'un pouce à peu près, qui marche le long des parties latérales de la moelle épinière, mais qui descend rarement, ou même ne descend jamais jusqu'à la véritable terminaison de ce cordon. Il n'est pas rare non plus que le ligament dentelé offre, surtout à sa partie supérieure , des interruptions plus ou moins notables, qui lui donnent une apparence réticulée (5).
Si l'on en juge d'après sa texture , ce ligament semble appartenir à la classe des organes fibreux, puisque non seulement les dentelures, mais encore la partie externe de la membrane tendue entre elles, ont un brillant argentin , et qu'on aperçoit bien manifestement des fibres longitudinales a sa région inférieure. Il adhère aussi d'une manière très intime à la duremère spinale, tandis qu'il ne tient à la pie-mère que par un tissu cellulaire, solide à la vérité , mais facile à déchirer. On ne peut donc pas le considérer comme un prolongement de la pie-mère , ainsi que le font la plupart des anatomistes , dont Bichat rejette avec raison l'opinion (4) , et il est plus exact de voir en lui un prolongement interne de la dure-mère, puisque la portion cérébrale de cette membrane en envoie de si remarquables entre les diverses régions de la masse encéphalique.
(1) Sabatier, loc. cit. , p. 460.
(2) Gordon, loc. cit., p. igo.
(3) Vicq-d'Azyr, toc. cit., p. 6o3.
(4) Anat. gènèr., t. III , p. 122.