‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 73 sur 529 · SYMPHYSE PUBIENNE · texte numérisé non relu

SYMPHYSE PUBIENNE

g5i. La symphyse pubienne (1) se trouve entre les partiesupérieures des branches descendantes des pubis.

(i) Hunier, Remarhs on ihc symphysis of Ihc ossa pubis; dans Lond. mcd. obs. and. inquir. , vol. II, p. 32i-33g. — Tenon, Mémoire sur les os du bassi7i de la femme, dans Mém. de l'Institut, toin. VI, Paris, 1806, p. 149-201. Ce mémoire indique surtout très-bien les variétés qu'on rencontré dans la disposition de la symphyse.

La moitié supérieure convexe de la branche descendante du pubis est couverte d'un cartilage mince , qui diminue de haut en bas. Ce cartilage est revêtu de tous côtés, en haut, en bas, en avant et en arriére, d'une couche fort épaisse de masse ligamenteuse, formée de fibres transversales, qui sont surtout très-développées à la partie inférieure de la symphyse, et qui se continuent tant avec le périoste qu'avec les ligamens des os voisins. Celle masse est ordinairement mince à sa face interne ; mais souvent aussi elle y fait une saillie longitudinale très prononcée, sans que le sexe influe en rien sur celte disposition.

Celle couche fibreuse augmente toujours beaucoup la solidité de l'articulation, dont elle est même la principale source. Cependant sa fermeté n'égnle point celle de la couche fibroeartilagineuse qu'on observe dans la symphyse sacro-iliaque, puisqu'elle a coutume de se déchirer lorsqu'on sépare les os pubis avec violence.

La disposition intérieure de l'articulation n'est pas la même partout. Plusieurs anatomistes admettent que les deux cartilages articulaires des pubis sont toujours unis; d'autres prétendent qu'ils sont toujours séparés; quelques-uns pensent que, dans le premier cas, ils n'eu constituent qu'un seul. Mais tout porte à croire que la première disposition ne se rencontre jamais, et que quand on n'admet qu'un seul cartilage, il y en a réellement deux, séparés par une couche fibro-cartilagineuse, qui s'unit intimement avec eux dans toute leur longueur, et qui se confond avec la couche fibreuse, tant en avant qu'en arrière. Je n'ai du moins jamais rencontré un cartilage simple, et cette disposition s'est toujours offerte à mes regards lorsque les cartilages étaient unis. La masse du fibro-cartilage et celle du cartilage sont en raison inverse l'une de l'autre.

La disposition que je viens de décrire n'est point générale. A toules les époques de la vie, sans distinction d'âge, de sexe, ou de toute autre circonstance , on trouve les deux cartilages articulaires entièrement séparés l'un de l'autre par un intervalle plus ou moins large, et dans une étendue plus ou moins considérable de leur hauteur, et unis seulement, à leur extrémité inférieure, par un cartilage, ou, plus exactement, par

un fibro-cartilage , sans qu'on puisse élever aucun soupçon de séparation violente. S'il leur arrive d'être unis dans toute leur hauteur, au moins sont-ils souvent tout-à-l'ait séparés à leur partie postérieure. Le premier mode d'articulation est le plus commun chez l'homme, et le second le plus ordinaire chez la femme, de sorte qu'il existe, sous ce rapport, entre les deux sexes, une différence, sinon constante, au moins réelle et primitive ; car elle n'est pas la conséquence de la grossesse et de l'accouchement, attendu qu'on la rencontre aussi chez des filles impubères.

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