‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource]Chapitre 132 sur 186 · II. RADIUS · texte numérisé non relu

II. RADIUS

682. Le radius {radius , focile minus) est plus court que le cubitus, et, au contraire de ce dernier, beaucoup plus épais à sa partie inférieure qu'à la supérieure. Il occupe la région antérieure du bras, abandonné au repos, le long du corps, et la région externe quand ce membre est tourné en dehors. Il offre une courbure assez considérable, car sa partie moyenne

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est convexe en devant et concave en arrière, tandis que la su~ périeure et l'inférieure sont presque droites.

On distingue au corps trois faces et trois bords. La face interne est la plus large, un peu concave en haut et convexe en bas; on y voit le trou nourricier, placé un peu au-dessus du milieu de la longueur de l'os. L'antérieure est très concave, et l'externe presque droite. Le bord postérieur, ou la crele du radius (crista radii), fait une saillie considérable, surtout à sa partie moyenne. L'antérieur et l'externe sont très arrondis, de sorte que les faces interne et antérieure, antérieure et externe, se continuent l'une avec l'autre d'une manière insensible, tandis qu'il existe une limite bien tranchée entre l'externe et l'interne. Vers l'extrémité supérieure de l'os, on aperçoit, à la face interne, une éminence considérable, arrondie et oblongue, qui donne attache à des muscles, et qu'on appelle tubérosité du radius (luber radii) ; les bords postérieur et antérieur s'y réunissent tous deux. Au-dessus de ce point, l'os se rétrécit un peu, s'arrondit et forme un col [collurri] assez long, qui suit la même direction que lui. Ce col s'élargit à son extrémité supérieure, et porte l'extrémité supérieure ou la téle (caput radii), qui est ronde , légèrement concave au dessus, et incrustée partout de cartilage.

Le corps augmente peu à peu en descendant, et finit par acquérir une épaisseur considérable; il s'étend surtout d'avant en arrière, et porte l'apophyse triangulaire inférieure, dont la base est tournée en arrière, et le sommet en avant. Le sommet dépasse un peu la face inférieure, et forme ainsi une petite saillie, appelée apophyse styloïde (processus styloideus). La face inférieure, incrustée de cartilage, est coupée, par une petite éminence dirigée de dedans en dehors , en deux portions, l'une postérieure carrée, l'autre antérieure triangulaire. La face latérale postérieure est également couverte de cartilage, et un peu excavée; elle forme Yëchancrure semi-lunaire (incisura semi-lunaris). L'antérieure est presque droite. L'externe, convexe, offre une grande saillie dans son milieu ; des deux côtés de celte saillie se trouve une coulisse tendineuse considérable, qui se dirige de haut en bas, et qui en contient elle-même une autre plus petite.

683. Le radius paraît en même temps que le cubitus. Il est déjà très développé chez le fœtus a terme, mais ne se compose encore que d'une seule partie, le corps. A celte époque, sa partie inférieure ne surpasse pas encore de beaucoup celle du cubitus en volume, parce que cette dernière est, proportion gardée , bien plus épaisse qu'elle ne doit l'être dans la suite. On voit d'abord paraître, mais rarement avant la fin de la seconde année, le germe de l'extrémité inférieure, qui se montre dans sa partie antérieure. L'extrémité supérieure ne commence à se développer que vers l'âge de sept ans : cependant elle se soude avec le corps long-temps avant que le sujet n'ait pris son entier développement, tandis que l'inférieure demeure séparée jusque après cette époque.

684. Le radius s'articule, par la face supérieure de sa tête, avec la petite tête de l'humérus; par la face latérale de cette tête, celle qui est couverte de cartilage, avec la petite échancrure latérale du cubitus; par l'échancrure semi-lunaire de son extrémité inférieure, avec la portion de la tête du cubitus qui est incrustée de cartilage; enfin, par sa face inférieure, en devant avec le scaphoïde, en arrière avec le semi-lunaire du carpe.

685. Au moyen de la disposition des surfaces articulaires correspondantes, le radius peut non seulement être entraîné avec le cubitus dans les mouvemens de flexion et d'extension, mais encore tournera demi sur son axe, tandis que le cubilus ne change presque pas de position. Ses connexions avec le carpe font que la main suit tous les mouvemens qu'il exécute. Si la torsion est telle que le radius se tourne d'avant en arrière et en dedans, croisé obliqueraient le cubilus, dirige son bord postérieur en dehors , et sa face postérieure en arrière , le dos de la main est porté en devant , et la paume en arrière, le bras étant d'ailleurs pendant le long du corps ; c'est cp qu'on nomme la pronation (pronatio). Le mouvement opposé, qui ramène le cubitus et le radius sur un même plan, dirige le dos de la main en arrière , et porte la paume en avant, s'appelle supination {supinatio). Dans l'un et l'autre cas , les extrémités supérieure et inférieure du radius roulent sur les faces latérales correspondantes du cubitus.

DES OS DE Là MAIN-.

li. IÎTAT ANOBMAL.

686. It n'est pas rare que l'un des os de l'avant-bras manque , ou même qu'il n'existent ni l'un ni l'autre. Dans ce dernier cas, il n'y a ordinairement point de main; dans le premier la main est souvent très bien conformée.

ARTICLE IV

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