‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource]Chapitre 165 sur 186 · DU PÉRONÉ · texte numérisé non relu

DU PÉRONÉ

mais garnie supérieurement d'aspérités très prononcées, qui donnent attache à des muscles. Le bord antérieur est le plus aigu, surtout vers la partie moyenne de l'os, de sorte qu'on peut l'appeler crête du péroné ( crista fibulœ ). Le péroné est beaucoup plus épais dans son milieu et près de son extrémité supérieure , que dans les autres points de son étendue.

Le trou nourricier, qui est toujours simple, se trouve placé un peu au-dessus du milieu de l'os , sur son bord interne.

L'extrémité supérieure, ou la tête du péroné (capitulum) , représente un carré irrégulier, dont la face supérieure se dirige obliquement de haut en bas et d'arrière en avant , et porte , à sa partie postérieure , une surface articulaire , encroûtée de cartilage et peu concave , qui correspond a la facette articulaire latérale du tibia (§ 756). Le contour de cette surface offre des inégalités, plus ou moins prononcées, qui donnent attache a des muscles.

L'extrémité inférieure est triangulaire, et un peu comprimée de droite à gauche ; elle descend un peu plus en arrière qu'en avant, et constitue la malléole externe (malleolus externus). La moitié antérieure et supérieure de sa face interne, qui s'unit à la face inférieure de l'extrémité inférieure du tibia , sous un angle droit, pour former la surface articulaire destinée à recevoir l'astragale, est couverte de cartilage. La moitié postérieure et inférieure est rugueuse et très concave : on l'appelle fossette de la malléole externe (fovea malleoli exlerni). Au-dessus de cette fossette et derrière elle, ainsi qu'au-devant et au-dessus de la surface articulaire , se trouvent deux tubercules, l'un postérieur, l'autre antérieur ( tubercula malleolœ externes , posterius et anterius ), auxquels s'attachent des ligamens. La face postérieure, de la malléole externe présente un sillon, ordinairement à peine sensible (sulcus malleoli externi).

761. Le corps du péroné naît un peu plus tard que celui du tibia. Dans l'embryon de dix semaines, il n'a encore qu'environ la moitié de la longueur de ce dernier, et ce n'est qu'à la fin du troisième mois que les deux os sont à peu près aussi longs l'un que l'autre. Au contraire, même chez le fœtus à 1. 48

ANA.TOMIE SOCIALE.

terme et chez l'enfant , le libia a moins d'épaisseur qu'il n'en présente plus tard, en proportion du péroné. Les deux noyaux osseux simples des extrémités ne commencent à paraître qu'après la naissance, et ne se soudent que quand le sujet a pris tout son accroissement. L'inférieur s'unit au corps avant le supérieur, et toujours plus tôt à son bord externe qu'à l'interne.

762. Le péroné s'articule en haut avec le tibia (§ 758) et en bas avec l'astragale (§ 771).

763. Cet os manque quelquefois quand les membres inférieurs ne sont pas complètement développés, quoique le tibia existe; analogie remarquable avec quelques animaux, et imitation de la soudure des deux os en un seul chez plusieurs. Ordinairement alors c'est sa partie inférieure qui n'existe pas; quelquefois cependant, quoique le tibia et le pied existent, ce dernier, il est vrai, fort imparfait, on ne trouve pas la partie supérieure du péroné, et l'on ne rencontre qu'une faible portion de sa partie inférieure , qui se termine supérieurement en pointe.

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