DES 03 TEMPORAUX
de l'aqueduc du limaçon et l'ouverture postérieure du canal carotidien, u ne fosse (fossa bulbi venœ jugularis internée), plus ou moins considérable, pour le golfe delà veine jugulaire interne, fosse qui communique par des sillons avec les deux aqueducs.
5° A l'angle supérieur , un sillon qui loge le sinus pétreux supérieur (sulcus petrosus superftcialis).
4° A la face interne de la portion mastoïdienne, le sillon du sinus transverse (sulcus sinus transversi), qui est recourbé en avant et en haut, ordinairement très considérable, et qui occupe la plus grande partie de cette face. Il est très rare qu'on trouve ce sillon fort petit, ou même qu'il n'existe pas, ce qui a lieu quand le sinus transverse, s'écartant de sa route ordinaire, descend entièrement ou presque en totalité sur l'occipital seul, où il suit une direction longitudinale. Sur plus de cinquante temporaux bien développés que j'ai sous les yeux, je n'en trouve qu'un clans lequel le sillon manque touta-fait, et deux seulement dans lesquels il est extrêmement petit.
5° Ordinairement, un peu au-dessous du milieu, on aperçoit, sur sa face postérieure, le trou mastoïdien ( foramenmastoideuni), orifice interoed'un canal qui parcourt presquetoujours un espace de quelques lignes dans l'intérieur de l'os, et qui commence sur la. limite entre la portion mastoïdienne et l'os occipital, ou à la face externe de la portion mastoïdienne.
55i. Les éminences et empreintes musculaires sont :
i° A l'extrémité postérieure du bord inférieur de la pyramide, l'apophyse styloïde (processus styloideus), dont la longueur varie beaucoup, et s'élève quelquefois à plus de deux pouces. Cette apophyse est quelquefois tout-à-fait libre, et souvent composée de plusieurs pièces, analogie fort remar^ quable avec les animaux. Elle prend racine entre deux larges prolongemens osseux aplatis , qu'on appelle apophyses vaginales (vaginœ processus styloidei ).
2° Derrière l'apophyse styloïde se trouve V apophyse mastoïde (processus mas toideus) , qui a la forme d'une pyramide. Entre ces deux éminences , est situé le trou stylo-mastoïdien (% 5^9) (forarnen slylo-masloideu/n).
05(5 1NATOMIE SPÉCIALE.
5" Derrière l'apophyse mastoïde on découvre la rainure mastoïdienne (incisura stylo-mastoidea ).
5 02. La portion écailleuse ou squameuse offre ei dehors quelques inégalités, mais peu prononcées, qui so l produites par l'insertion du muscle temporal. En avant et e ! bas, sa face externe se prolonge en une mince apophyse aplatie de dehors en dedans, qu'on appelle apophyse zygomatique (processus zygomaticus) , et dont la racine externe, qui est la plus longue, se trouve au-dessus du conduit auditif externe, dont elle bouche l'orifice en haut, tandis que l'inférieure, qui est transversale, et qu'on appelle éminence articulaire [tuber articulare) , se trouve au-devant de la cavité articulaireXv ansversale (cavitas articulons) destinée à la mâchoire inférieure. Elle circonscrit en devant cette cavité, avec laquelle elle se continue d'une manière insensible. En arrière, la cavité est bornée par une saillie transversale, qui est située au-devant de la partie antérieure du conduit auditif osseux , mais tout-à-fait séparée de lui, et qui varie beaucoup pour l'épaisseur et la hauteur.
En s'avançant d'arrière en avant, l'apophyse zygomatique s'écarte un peu de la portion écailleuse, dont son extrémité antérieure dépasse aussi le bord correspondant.
La face interne de cette portion du temporal offre des impressions digitales et des éminences mamiliaires. Ordinairement on remarque aussi à sa partie supérieure un sillon artériel transversal.
553. Le temporal est composé, dans le fœtus à terme, de quatre pièces osseuses, la portion pierreuse , la mastoïdienne, l'écailleuse et le cadre du tympan (aniiulus membranœ tympani). Cette dernière est l'unique vestige du conduit auditif osseux. Elle a une forme elliptique, est plus longue de haut en bas que d'avant en arrière, n'est pas entièrement fermée à sa partie supérieure, tient au rocher, immédiatement au-devant de la caisse du tympan, par sa circonférence extérieure presque entière , et à la partie inférieure de la portion écailleuse, par ses deux extrémités supérieures, offre plus de largeur et d'épaisseur en avant qu'en arrière, et présente à son pourtour intérieur une rainure profonde qui reçoit la membrane du tympan.
DES OS IEMPOIUTJX. Gjy
Quelque temps après la naissance, ces quatre parties se soudent ensemble. On voit d'abord disparaître la séparation qui existait entre les extrémités supérieures du cadre lympanal et la portion écailleuse. Celle qui persiste le plus long-temps, surtout à la face interne, est celle qu'on observe entre le rocher et la portion écailleuse; car tandis que les traces de la séparation entre cette dernière portion et la mastoïdienne s'effacent complètement a l'extérieur , on aperçoit pendant toute la vie une suture qui règne, dans la plus grande partie de sa longueur, entre la face interne de la portion squameuse et la supérieure du rocher. Cette suture, appelée squamosope'trée ( sutura squamoso-pyramidalis) , se prolongeendevant, où elle prend le nom de scissure de Glaser (scissura Glaseri), passe au-dessous de la cavité articulaire, au-devant de la portion osseuse du conduit auditif, traverse toute la substance de l'os, et aboutit dans la caisse du tympan.
Peu à peu le cadre du tympan s'agrandit. Dans le même temps, il se soude de tous côtés avec la portion pierreuse, et, prenant un accroissement qui n'est pas proportionné a celui des autres parties de l'os , d'un simple anneau arrondi et aplati de dehors en dedans "qu'il représentait d'abord, il devient un canal long d'un demi-pouce, et comprimé 'd'avant on arrière, la portion osseuse du conduit auditif, qui continue cependant encore long-temps de rester incomplet et cartilagineux à la partie inférieure de son contour, en arrière.
Cependant le rocher et la portion écailleuse s'accroissent aussi beaucoup , par le développement de l'apophyse mastoïde. Dans le même temps, la portion écailleuse, non seulement acquiert plus de hauteur, mais encore devient très bombée en dehors, tandis qu'elle était jusqu'alors presque droite. L'apophyse zygomatique change également de forme ; elle se jette en dehors, et s'éloigne aussi beaucoup de la portion squameuse, dont elle dépasse le bord antérieur dans la même proportion. A ce changement s'enjointun notabledans la situation de la cavité glénoïde et de la protubérance articulaire, qui, auparavant planes, très larges d'avant en arrière, et fort obliques de haut en bas et de dehors en dedans, deviennent presque transversales, et acquièrent un développe-
ment considérable, ce qui procure plus de solidité à l'articulation temporo-maxillaire.
554- Le temporal s'articule, par ses portions mastoïdienne, pierreuse et squameuse, avec l'os basilaire, en arrière et en devant ; par ses portions mastoïdienne et squameuse , avec le bord inférieur du pariétal, en haut. La première articulation se fait par une suture dentelée, et la seconde au moyen d'une suture écailleuse , les deux os s'amincissant peu à peu dans l'étendue de quatre à six lignes , et s'appliquant l'un contre l'autre de manière que la portion écailleuse recouvre le pariétal en dehors. Enfin le temporal s'articule avec l'os de la pommette par une suture dentelée, et avec la mâchoire inférieure, qui est mobile sur lui, par le moyen de ligamens.