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L'apophyse malaire ou jugale (processus rnalaris,s

C5o ANATOMIE SPÉCIALE.

jugalis) est très courte. Elle ne comprend que la large surface , couverte d'aspérités , par laquelle les faces postérieure, supérieure et antérieure du corps s'unissent les unes aux autres. Il manque souvent en cet endroit une portion de la paroi osseuse du sinus maxillaire.

584- L'os maxillaire supérieur s'articule: i° sur la ligne médiane avec sonhomonyme, parla face interne de sa portion palatine; 2° avec le frontal (§ 56? ), par l'extrémité supérieure de l'apophyse nasale ; 3° avec le bord externe des os propres du nez, par son bord antérieur ; 4° avec l'unguis, par son bord postérieur et l'extrémité antérieure du bord interne de la face supérieure du corps; 5° avec Pethmoïde (§ 573), parce même bord et par la crête ethmoïdale ; 6° avec l'os palatin , par l'extrémité postérieure de ce bord, la partie postérieure de la face postérieure et interne du corps , et le bord postérieur de la portion palatine ; 70 avec le cornet inférieur ; 8° avec le vomer, par la crête palatine.

585. Suivant Portai, l'os maxillaire supérieur se développe par plusieurs points d'ossification : deux pour le corps , l'un au-dessous du trou sous-orbitaire , et l'autre dans le plancher de l'orbite , un troisième dans l'apophyse nasale , et deux ou trois dans l'apophyse palatine.

Je le trouve, dans plusieurs fœtus de trois mois, composé de trois pièces, qui comprennent : l'antérieure, la portion des apophyses palatine et alvéolaire située au-devant du conduit palatin , avec l'apophyse nasale ; celle du milieu , le corps et la partie moyenne de l'apophyse palatine ; enfin , la troisième , placée en dehors, la partie postérieure de cette même apophyse. Le canal palatin, qui n'est encore qu'un simple trou , le trou incisif ou palatin antérieur (f oramen incisivum, s. palalinum anterius) , paraît énorme. La paroi interne du corps , la supérieure et la postérieure, ne sont pas encore formées. Ainsi la portion antérieure est séparée de la postérieure , et il existe un véritable os intermaxillaire, analogie fort remarquable avec ce qu'on observe, dans l'état normal, chez presque tous les animaux inférieurs à l'homme. Lors même que les deux segmens ne sont plus totalement distincts dans le fœtus à terme et plus lard, la trace de la séparation s'étend beau-

DES OS MAXILLAIRES SUPEIUEUnS. 65 1

coup plus , non seulement en largeur, mais encore en longueur, à travers la portion palatine, de sorte qu'elle traverse toute la largeur de la face supérieure. Il lui arrive même souvent de ne pas s'arrêter là , mais de se réfléchir en haut , et d'isoler une partie de la face interne du corps , sous la forme d'une lame interne et mince, qui ne fait que s'appliquer contre la partie externe. De plus, une branche de celte fissure supérieure se jette en arrière , et , passant derrière la gouttière lacrymale , à travers l'antre d'flighmore* va gagner la face postérieure du corps, où elle se réunit à la'fente sous-orbitaire , dans le trou du même nom. On trouve aussi quelques légers vestiges de cette disposition chez l'adulte. Elle mérite d'être signalée en ce qu'elle annonce que, même chez l'homme, la portion de l'os maxillaire supérieur qui porte les dents incisives, est séparée des autres durant les premières périodes de la vie , et forme alors un véritable os incisif ou intermaxillaire ( os incisivum, intermaxillare). On trouve toujours dans les jeunes fœtus la branche interne de la fissure à la face interne de la portion palatine (§ 58 1) , et cette observation , réunie aux cas de scission du maxillaire supérieur chez le fœtus à terme, semble prouver qu'il existe primitivement une pièce osseuse particulière pour chaque dent incisive.

Le sinus maxillaire est déjà très ample chez le fœtus à terme ; mais il ne s'étend pas, à beaucoup près, autant en dehors.

Considéré d'une manière générale, l'os maxillaire, surtout dans son apophyse alvéolaire, est beaucoup plus long et plus large, en proportion de sa hauteur, chez l'enfant que chez l'adulte.

58(i. Les anomalies de cet os sont le non développement du sinus maxillaire , et la brièveté de son apophyse palatine, qui fait que les deux maxillaires laissent entre eux un intervalle plus ou moins considérable sur la ligne médiane , et d'où résulte presque toujours , du moins lorsque la scission s'étend jusqu'à l'extrémité antérieure , ou occupe bipartie antérieure de la longueur de la mâchoire supérieure, d'où résulte, dis-je, l'isolement de la portion antérieure qui supporte les dents incisives , ou de Posintcrmaxillairc. D'un autre cfité, il arrive quelquefois

aussi que l'apophyse palatine se prolonge outre mesure en arrière , et qu'elle forme même l'épine postérieure.

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