UES NERFS DES MEMBRES SUPERIEURS
petit que le précédent , quoiqu’il descende presque aussi bas que lui. Il doit naissance h des faisceaux du cinquième, du sixième et du septième nerfs cervicaux. Quelquefois il est fourni par le médian.
Fréquemment, mais non toujours, il perce le muscle coraco-brachial. Dans le second cas, il passe au côté interne de ce muscle, collé seulement à sa surface. Il se partage très haut , dans le bras , en deux branches , l’une musculaire , plus petite , l’autre cutanée, plus considérable.
La branche musculaire donne des filets au coraco-brachial, aux deux têtes du biceps brachial et au brachial interne.
La branche cutanée, passant entre le biceps brachial et le brachial interne, gagne le bord antérieur du bras, au côté radial duquel on la voit descendre , sur l’aponévrose, en accompagnant la veine céphalique. Elle contracte de fréquentes anastomoses , supérieurement avec le nerf cutané externe, inférieurement avec la branche dorsale du nerf radial; elle anime la peau de la face postérieure de l’avant-bras et de la main, et descend jusqu’au pouce, où elle se termine.
G. Nerf médian.
i858. Le nerf médian, médio-digital , Ch. ( neivus medianus ), le plus considérable des nerfs du membre supérieur, provient également de tous ceux du plexus brachial. II descend au côté interne du bras, jusqu’au voisinage de son extrémité inférieure, sans douner aucune branche, si ce n’est quelquefois le nerf cutané externe.
A quelques pouces au-dessus de l’articulation huméro-cubitale, il donne plusieurs petites ramifications musculaires, destinées au rond pronateur, à la partie supérieure du radial interne, au palmaire grêle, et à la partie supérieure du fléchisseur superficiel des doigts. Près du coude, il fournit une branche considérable, le nerf interosseux interne ( nervus interosseus internus ) , qui descend devant le fléchisseur commun profond des doigts, distribue des rameaux à ce muscle et au long fléchisseur du pouce , se réfléchit sur le bord antérieur du carré pronateur, parvient ainsi à la face dans le 5. 5
sens de laquelle s’opère la flexion de l’avant-bras, et se termine dans ce muscle.
Le tronc descend devant le fléchisseur profond des doigts, entre les deux os de l’avant-bras, envoie des filets à ce muscle et au long palmaire, et donne une branche cutanée qui se répand dans les tégumens de la face palmaire du carpe, où elle s’anastomose avec des ramifications du nerf musculocutané et du cubital. Il se partage , à peu près au commencement du tiers inférieur de l’avant-bras, en deux branches, l’une antérieure ou radiale , l’autre postérieure ou cubitale, dont la première est un peu plus grosse que la seconde.
Ces branches descendent sans donner aucun rameau à l’avant-bras, entre les tendons des fléchisseurs, avec lesquels elles passent sous le ligament du carpe , où elles sont la plupart du temps unies par quelques fibres transversales. Arrivées à la paume de la main , elles s’écartent l’une de l’autre.
La branche radiale se divise, sur le carpe , en deux rameaux, l’un antérieur , l’autre postérieur.
L’antérieur se partage, bientôt après son origine, en trois filets, le nerf radial palmaire du pouce , le nerf cubital palmaire du pouce , et le nerf radial palmaire de l’index, qui s’anastomosent fréquemment ensemble, s’étendent jusqu’aux extrémités de ces deux doigts , où ils se terminent par des ramifications considérables, et donnent aussi des filets au premier muscle lombrical.
Le postérieur envoie d’abord une grosse branche au court adducteur, à l’opposant et au court fléchisseur du pouce, après quoi il devient le nerf cubital palmaire de l’index.
i83g. La branche cubitale se partage, au commencement du carpe , en deux rameaux.
L’antérieur , plus petit , distribue des filets au second lombrical, et devient le nerf radial palmaire du troisième doigt.
Le postérieur, plus gros, envoie des filets aux tégumens de la main, et ne tarde pas à se diviser en deux ramuscules, qui sont le nerf cubital palmaire du troisième doigt , et le nerf radial palmaire du quatrième.
DES NEUFS DES MEMBRES SVI'ERIECRS.