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DU NEUF FACIAL

dedans, au-dessous et au-devant de celle du nerf auditif , qui le reçoit dans une gouttière creusée le long de sa face interne, immédiatement à côté de ce nerf et au-devant du glosso-pharyngien. Il provient du bord postérieur de la protubérance annulaire, de la partie la plus supérieure de la face inférieure du prolongement rachidien du cervelet, quelquefois aussi, suivant Malacarne, par plusieurs filets, du plancher du quatrième ventricule, c’est-à-dire des stries médullaires transversales les plus antérieures. Les filets qui naissent de la protubérance annulaire, principalement les internes, semblent ne provenir que de ce tubercule; mais, en y regardant avec attention, on voit qu’ils sont seulement séparés de la racine principale par les fibres postérieures de la protubérance interposées entre cette dernière et eux (1). Cependant il est très possible que, par cette raison même , elles soient réellement séparées de la racine principale, et qu’elles naissent d’abord du pont de Varole. La racine externe du nerf, qui est bien plus petite que l'interne, se compose toujours de filets peu nombreux, dont on compte trois à quatre, et qui se réunissent antérieurement en un seul ou en deux faisceaux. Elle est située entre la racine interne et le nerf auditif, et quelques uns de ses filets semblent souvent , du moins quant à la position, appartenir plutôt au nerf auditif qu’à elle.

Le nerf abandonne la protubérance annulaire à peu près dans le milieu de l’espace compris entre les bords antérieur et postérieur de cette dernière, se porte plus eu devant et en dehors, pour gagner le conduit auditif interne, par lequel il pénètre, placé au-dessus et au-devant du nerf auditif, dans le canal de Fallope, qu’il remplit exactement, et dont il parcourt toute la longueur. Par conséquent il s’y dirige d’abord en dehors et en arrière, puis en bas, derrière et au-dessus de la caisse du tympan, et sort par le trou stylo-mastoïdien, pour aller se répandre dans une portion considérable de la peau et des muscles de la tête.

Dans son trajet le long du canal de Fallope, il envoie d’abord , en devant et en bas, un filet qui se réunit avec le rameau

(lï Gall, lot. cit., p. 206,

supérieur du nerf récurrent, fourni par la seconde branche de la cinquième paire, pour produire le nerf pëtreux superficiel ( nervus pelrosus superficialis ).

Ensuite, un peu plus en bas et en dehors, derrière la caisse du tympan, il donne un ou plusieurs filets , pour les muscles des osselets de l’ouïe.

Un peu plus bas, â quelque distance au-dessus du trou stylomasloïdien, il fournit une branche considérable, la corde du tympan ( clwrda tympani ), qui descend d’abord le long du tronc , se porte ensuite en dehors et en haut , traverse la paroi postérieure de la caisse du tympan, s’introduitdans cette cavité à côté de la pyramide, descend d’arrière en avant, entre le marteau et l’enclume, collée sur le premier de ces deux os ; s’anastomose, par un ou plusieurs filets , avec les nerfs tympaniqucs delà cinquième paire, sans donner aucune ramification à la membrane du tympan elle-même, sort du tympan par la scissure de Glaser, descend au côté interne de la branche montante de la mâchoire, et , devenant peu â peu plus épaisse, s’anastomose â angle aigu avec un rameau de la branche linguale du nerf trijumeau qui vient à sa rencontre.

Il ne me paraît pas vraisemblable, d’après mes dissections , que le nerf pétreux superficiel et la corde du tympan ne soient qu’un filet de la cinquième paire qui s’applique seulement contre le nerf facial , et qui ne s’anastomose point véritablement avec lui (i), quoique je considère la portion inférieure et renflée de la corde du tympan comme appartenante à la branche du nerf trijumeau.

Après sa sortie du trou stylo-mastoïdien, le nerf facial donne les branches suivantes :

1“ Une branche simple ou double , appelée nerf auriculaire poste' rieur , inférieur ou profond ( nervus auricularis poste rior , profundus , inferior), qui envoie un ou plusieurs filets inconstans dans l’apophyse mastoïde , se dirige ensuite en haut et en arrière , et se partage en deux rameaux, l’un postérieur plus gros, l’autre antérieur plus petit.

Le postérieur, qui constitue quelquefois la première branche

(1) Cloquet , TV. d’anat. , t. II , p. 610.

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