MUSCLES QUI MEUVENT TOUTE l’OEEILLE EXTEBNE
1908. Ces muscles sont : Y auriculaire supérieur, Yauriculaire postérieur et Yauriculaire antérieur.
a. Auriculaire supérieur.
1909. Le muscle auriculaire supérieur, temporo-oriculaire , Ch. ( musculus attollens auriculœ) , le plus considérable de
(1) Berzelius fait observer (Djurhemi , t. II, p. 2X0) que le cérumen
doit aussi contenir de l’eau, et qu’il n’est pas bien prouvé que la substance qu’on dit albumineuse soit réellement de cette nature. Peut être le principe amer du cérumen est-il le même que celui de la bile : c’est une conjecture que forme Rudolphî. ( Note des traducteurs. )
(2) D. Santorini , Obs. ariat. , cap. I, tab. 1 ; ejusdem Tab. posth., t. I, — A. -F. W alter, Anaiomc tmuiorum musculorum cornoris humani reoetila, avec la table de Santorini.
l66 ANATOMIE SPÉCIALE.
tous ceux de l’oreille, est mince et triangulaire. Il provient de la partie moyenne de la calotte aponévrotique du crâne et de l’aponévrose du temporal, se rétrécit d’avant en arrière, et s’attache à l’éminence du cartilage auriculaire qui correspond à l’enfoncement triangulaire compris entre les deux branches de l’anthélix.
Il élève l’oreille , surtout pendant l’action du muscle occipito-frontal, du tendon médian duquel il tire son origine.
b. Auriculaire postérieur.
1910. On trouve ordinairement trois muscles auriculaires postérieurs, mastoido-oriculaires , Ch. (musculi retrahentes auriculœ). Quelquefois aussi il n’y en a que deux. Plus rarement on en compte quatre, dont l’inférieur est très mince. Ces muscles , toujours placés à la suite les uns des autres, de haut en bas , sont très petits, minces et alongés. Ils naissent de l’apophyse mastoïde, et s’attachent, par de courtes fibres tendineuses, à la partie moyenne de la face externe de l’oreille, sur l’éminence qui correspond à l’entrée de l’organe auditif.
Il arrive souvent que leur extrémité inférieure est confondue avec le muscle occipital, ou avec le complexus, ou avec le sterno-cléido-mastoïdien. '
Ces muscles portent l’oreille en arrière, et dilatent un peu la conque.
c. Auriculaire antérieur.
1911. Le muscle auriculaire antérieur, zygomato-oriculaire, Ch. ( musculus attrahens auriculœ ), également très petit, est cependant presque toujours un peu plus considérable que le postérieur. Il prend naissance sur l’apophyse zygomatique, se dirige en arrière et un peu en bas, se rétrécit peu à peu, et s’attache , par un court tendon , à la portion transversale, inférieure et antérieure de l’hélix, celle qui forme le commencement de cette éminence.
Il porte l’oreille en avant et en haut.
DE L’ORGANE DE L’OUÏE
5. MUSCLES QUI MBUVEHT CERTAINES PARTIES DE l’oREIILB EXTERNE.
191a. Les muscles qui meuvent certaines parties de l’oreille interne sont extrêmement petits et faibles, principalement chez les peuples policés. Etant peu exercés, ou même ne l’étant pas du tout, ils sont peu en état de modifier la forme du pavillon de l’oreille, et on ne peut les considérer que comme des rudimens de ceux qu’on trouve, bien plus développés, chez les animaux. Tous sont minces et attachés par ' toute leur face interne à la partie de l’oreille qu’ils mettent en mouvement.
Ce sont le muscle du Iragus , le muscle de l’antitragus , le grand muscle de l’hélix , le petit muscle de l’hélix et le muscle \ transversal.
a. Muscle du Iragus.
19 13. Le muscle du tragus , tragien , Ch. ( musculus tragicus), a la forme d’un carré long. Il naît de la partie inférieure et antérieure de la conque, immédiatement au-dessous du tragus, qu’il couvre en dehors. Son bord extérieur est situé au-dessous de l’extrémité inférieure de cette éminence. On le voit rarement se porter plus loin , et s’étendre jusqu’à l’extrémité inférieure du bord antérieur de l’hélix , cas dans lequel il lui arrive quelquefois de se confondre même avec le grand muscle de l’hélix.
Il ramène le tragus en dehors , et découvre ainsi l’orifice de la conque.
b. Muscle de l’antitragus.
1914. Le muscle de l’antitragus , antitragien , Ch. ( musculus antitragus ), naît de l’extrémité supérieure de la face externe de l’antitragus, et s’attache à l’extrémité inférieure de l’anthélix.
Il rapproche ces deux éminences l’une de l’autre , et porte l’antitragus un peu en arrière et en dehors.
c. Grand muscle de l’hélix.]
191 5. Le grand muscle de l’Jiélix , grand hélicien, Ch. ( mus culus helicis major), a une forme alongée. Il naît de l’extrémité inférieure de l’hélix, et monte sur la face externe et antérieure de cette éminence, à laquelle il s’attache immédiatement au-dessus du point où l’oreille s’écarte de la tête.
Il tire la partie antérieure de la conque un peu en arrière et en bas.
d. Petit muscle de l’hélix.
1916. Le petit muscle de Vhélùc, petit hélicien, Ch. ( muscu lus helicis minor), est le plus petit de tous les muscles de l’oreille externe,. Situé, comme le précédent, sur la face externe de l’hélix, il naît beaucoup plus bas et plus en arrière que lui, prend son origine dans l’endroit où cette éminence quitte le pavillon, et va s’attacher, quelques lignes plus haut , à sa portion ascendante, dans le voisinage du bord postérieur.
II abaisse un peu la portion antérieure de l’hélix.
e. Muscle transversal.
1917. Le muscle transversal , transverse de l’oricule , Ch. ( rnusculus transversus auriculœ) , est situé sur la face postérieure du pavillon de l’oreille, celle qui regarde la tête. Il est plus gros que les précédens, mais composé de faisceaux moins cohérens,la plupart du temps aussi moins manifestement charnus. Sa direction est transversale dans presque tout son trajet. 11 s’étend de Panthélix à la fosse scaphoïde.
Il tire la fosse scaphoïde et l’hélix en dehors, de manière qu’il agrandit l’ouverture de la conque.
ARTICLE II