‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologiqueChapitre 79 sur 289 · CAISSE DC TYMPAN · texte numérisé non relu

CAISSE DC TYMPAN

1921. ^caisse du tympan ou du tambour, le tympan, le tambour ( tympanum ,, s. cavitas tympani) (1), est une cavité 1 2 étroite, arrondie, généralement parlant convexe en dedans, qui se continue en dehors avec la portion osseuse du conduit auditif, par une large ouverture devant laquelle se trouve tendue la membrane du tympan, et en devant avec la trompe d’Eustache, par une autre ouverture plus étroite. Cette cavité forme la partie moyenne de l’oreille interne ; aussi quelques anatomistes lui donnent-ils le nom d 'oreille moyenne, par opposition avec le labyrinthe et avec toutes les parties situées en dehors d’elle. Elle occupe la partie externe et postérieure du rocher, et communique en devant avec la cavité orale, en arrière avec les cellules mastoïdiennes. Sa face interne, fort inégale , offre un grand nombre de saillies et d’enfoncemens , qui sont en rapport avec le labyrinthe. Elle renferme les osselets de l’ouïe et la corde du tympan.

Lorsqu’on considère seulement les os, on reconnaît qu’elle est ouverte en devant, en arrière et en bas. Une membrane muqueuse, qui se continue avec celle de l’arrière-gorge, la tapisse dans toute son étendue.

1922. Sur la face interne de la caisse du tympan proprement dite, en devant et en bas , à peu près dans le milieu de son étendue d’avant en arrière, on aperçoit une éminence considérable , appelée promontoire ( promontorium ) , et formée par le commencement du limaçon, couvert toutefois par la substance osseuse.

A sa partie inférieure et postérieure on remarque une ouverture triangulaire, oblongue, plus haute que large, qui se dirige en arrière et en dehors. C’est la fenêtre ronde. , ouverture cochléenne du tympan, Ch. ( fenestra rolunda ) (2).

(1) Santorini, Opp. posth., tab. V.

(2) A. Scarpa , De structuré fenestrce rolundæauris , et da tympano secundario anatomicœ observationes , Modène , 1772. — Ribes , toc. cit. , p. 652.

de l’organe de l’oijie. I

Cette ouverture communique avec le limaçon , mais elle est bouchée par la membrane muqueuse qui tapisse la caisse du tympan tout entière (1).

Au-dessus du promontoire, et un péu au-dessus du milieu du tympan, se trouve une seconde ouverture bien plus considérable, qui porte le nom de fenêtre ovale, ouverture veslibulaire du tympan [fenestra ovalis s. se mi- ovalis). Cette ouverture, dont le plus grand diamètre est dirigé de haut en bas et d’avant en arrière, a beaucoup plus de longueur que de largeur. Son bord postérieur est convexe, et l’antérieur droit. Elle est entourée en dehors par une petite rainure.

Sur la paroi interne delà caisse du tympan, vis-à-vis de l’extrémité inférieure de la fenêtre ovale, plus en arrière et beaucoup plus en dehors, on remarque la pyramide ( eminentia pyramidalis), petite éminence triangulaire, terminée en devant par une ouverture creuse dans son intérieur, qui communique avec le canal de Fallope, et de l’extrémité antérieure de laquelle on voit souvent se détacher un petit pont osseux qui va gagner l’extrémité supérieure du promontoire, au-dessous de la fenêtre ovale.

Plus bas et plus en arrière se trouve une autre ouverture ( apertura chordœ) , par laquelle la corde du tympan pénètre du canal de Fallope dans la caisse du tambour.

L’espace compris entre la pyramide , le promontoire et la fenêtre ovale forme un enfoncement considérable, appelé sinus du tympan [sinus tympani).

Supérieurement, et dans le milieu , la caisse du tympan est excavée pour recevoir la partie supérieure des deux plus gros d’entre les osselets de l’ouïe.

Supérieurement, et en arrière, elle communique , par une ou plusie ursouvertures considérables, avec la cavité de l’apophyse mastoïde, qu’on en doit par conséquent considérer

(1) RibeS dit que la membrane de la fenêtre ronde est composée d’un feuillet qui lui est propre , d’un second qui lui est fourni par celle de la caisse, et d’un troisième provenant de celle qui tapisse la rampe interne du limaçon. Sa structure se trouve assimilée de cette manière à celle de la membrane du tympan. ( Nota des traducteurs. )

comme un prolongement. Cette cavité est partagée, par une multitude de cloisons, en cellules dont l’ampleur augmente beaucoup du centre vers la circonférence, et qui sont tapissées par la même membrane muqueuse que celle qui revêt la face interne de la caisse du tympan.

A sa partie antérieure, la paroi interne de la caisse du tambour offre une gouttière qui mène dans un prolongement osseux dirigé en devant, la portion osseuse de la trompe d’E ustache ( tuba Eustachii ossea ). Au-dessus de cette gouttière , on en aperçoit une seconde, qui n’est quelquefois pas séparée de l’autre dans toute son étendue, et qui loge le muscle interne ! du marteau.

Sous l’extrémité postérieure de cette seconde gouttière , se trouve une petite ouverture qui mène supérieurement au sillon pétreux superficiel, inférieurement à une gouttière qui descend sur le promontoire. Cette gouttière se convertit, à sa | partie inférieure, en un canal qui s’ouvre en dehors, sur la face inférieure de la pyramide, entre le canal carotidien et le sillond de la veine jugulaire.

C’est par cette voie que passe un filet d’anastomose entre la seconde branche du nerf trijumeau , le glosso-pharyngien et le nerf ganglionnaire, filet très délié, qui provient du nerfpétreux superficiel , pénètre dans la caisse du tympan avec un autre filet du grand sympathique sorti du canal carotidien , et communique, au-dessous de cette cavité, avec le ganglion du nerf glosso-pharyngien (1).

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