MALADIES DES ARBRES ET ARBRISSEAUX
pèce prjfcédeûte. Les papilloDS paraisgenl vers le milieu de jtiillel. Le bombyee procestioimaire {Bombyx procettùmea, Béaum.] l/ig. 233) est Eisseï petit. 11 est d'un gris sale et brtuiàtre, avec
des raies transversales, claires et fonces, qui s'alternent. La chenille (fig. 234) est d'un gris bleuitre ou rougeâtre, el hérissée de poils fort longs. Elle porte, sur la ligne médiane du dos, des raies transversales et de petites eicroissances d'un rouge brun. Le papillon preud son essor en août; il dépose ses œurs sur l'écorce du châne, et tes chenilles, qui éclosent en mai, voyagent sur l'arbre par ascension et y vivent en sociélé; après diaque
mue, les escadions devienDent plus volumineux, et passent des arbres dévorés sur d'aulres arbres. La mue de ces insectes s'eC-
fectaie sous une toile de soie. Siée dans les anfractuosilés de* brandieB, ou sur le trooc. Leur passage à l'état de chry£&lide se rail aussi dans l'intérieur d'un grand réseau en forme de ballt»), lequel est d'uo blanc sale et commun pour tous.
On détruit cet insecte en enlevant, vers la fin de juillet, ces sortes de gros flocons dont les clienilles s'enveloppent; cette chasse doit être faite avec un racloir en Ter, pour éviter les accidents indammatoires qui atteignent les ouvriers touchés par le petit duvet qui recouvre ces chenilles.
Le bombyce du pin {Bombyx pini) (/ig. S35). — Ce papillon est le plus grand jle ceux qui sont réellement nuisibles. Il est d'un rouge brun, avec une large bande transversale d'une couleur difféi^nte, et présente, vers le centre des deux ailes antérieures, une tache blanche en forme de croissant. Pendant l'accooplement, ces insectes se tiennent les ailes pendantes et entrelacées (fig. 236). Ils sortentdeleur chrysalide et commencent à voltiger vers le milieu de juillet. Les • femelles pondent leurs œufs sur l'écorce des troncs (fig. 236), et quelquefois sur les rameaux.
Les chenillettes {fig. 236) commencent & éclore, deui ou quatre semaines après la ponte, suivant que la tempéi-alure est plus ou moins favorable; elles se dirigent immédiatement sur les boui^eons des pins, pour les ronger. Les chenilles ifig. 237) se distinguent à leur couleur grise, rougefltre, ou , plus souvent, d'un brun foncé. On les reconnaît surtout à deux entailles, d'un bleu d'acier, qu'elles présentent
près du cou. Parvenues, en oc- ^O' "'■ ~ ^"''•'*î;,^'' '""'■ ""'*' tobre, a la moitié de leur croissance, elles se retirent, pendant l'hiver, sous la mousse, au pied
JIO HALAMES DES ARBRES ET ARBRISSEAUX,
des arbres; vers le moii d'avril elles remonlenl sur les arbres, recomiôencent leurs ravages, et dévorent les feuilles et les jeunes pousses des pins. Ce n'est qu'eD juin qu'elles commencent & filet leurs cocons, à l'extrémilë des rameaux [fig. 237)
Le bombyce à eut doré {Bombyx chrytorrhaa) {fig, 238) est blanc commela neige, seulement la laine dévidable qui se trouve à l'a-
nus de la femelle est d'une couleur brun rougeâtre. La chenille (^i;. 239), couverte de poils, est d'un brun foncé et porte plusieurs raies rouges longitudinales. Elle attaque non -seule ment les arbres fiiiitiers, mais encore les jeunes chênes. On détruit facilement cette espèce en recueillant et en brûlant les nids de chenilles, qui après la chute des feuilles sont faciles à apercevoir sur les branches.
Le bombyce du saule {Bombyx lalicis) {fig. 240) a les ailes d'un blanc argenté et luisant avec des J^J.i"-B«'"bï«<iu«"U,p.pLiio»t(m»ii.. nervures jaunâtres. La chenille {fig. 241) a le dos couvert de grandes taches jaunes ou blanchâtres, séparées par des bandes jrij. mi. ch.iiiiiedui»inbi«dut»uiB, noires. Ces taches jaunes
sont accompagnées de chaque cdté par une ligne de tubercules roi^es. Une autre ligne de tubercules, surmontés de poils roux, est placée sur chacun des c6tés de cette larve.
m MALADIES DES ARMES ET AURISSEAUX.
Cette cheiuUe attaque surtout tes peupliers , donl elle dévore les feuilles. Les moyeus à l'aide desquels im peut diminuer l'abondance de ces insectes soot : 1* d'écraser les œufs contre la tige de» arttres en juillet; 2° de faire tomber les chenilles en mai et de les &raser, en ébranlant la lige des jeunes aibree, dès le matin, par une secousse violente et brusque; 3° de brûler les papillons à la fin de mai et en juin, en foisant de grands feux le Eoir daae le voisinage des arbres.
Le bombyce livrée {Bombyx neustria) IJig. 24Î). — Cet insecte est de moyenne grandeur et d'un rouge brun. Sa larve IJig. 243) est très-nuisible aoi vergers; elle se montre aussi dans les forêts, sur les chênes et autres arbres, sur tesqueb elle vit en association. Ou peut d^ truire ces chenilles en enlevant
Fig. ïi3. - Une du bonAyce iinte. fig. îlï. - Bombjce liirie.
leurs nids, en hiver, ou en les écrasant, au printemps, contre b tige, alors qu'elles sont réunies en bloc. Une solution de savon noir, lancée à l'aide d'une petite pompe à main, ou d'un gros pinceau, les détruira aussi immédiatement.
Le bombyce pudibond [BombHjx pudt'bimda] est petit, d'un blanc rougeâtre, avec des raies transversales plus foncées. La chenille {fig. 244] est trës-remarquable par quatre touffes de poils, en forme de brosse, et par une autre touffe dressée comme un panache. Sa couleur est rougeâtre, ou verdAtre, avec des entailles qui semblent garnies de velours noir. On trouve cette larve sur
lASECTES NUISIBLES. 213
presque tous les arbres, et notamment snr le hêtre. Il n'j a d'autre moyen de les détruire que de les écraser au moment où elles montent , en grand nombre, le long des tiges , vers le mois d'octobre.
,. , / Fiù. lit. — OMonBlluTcda b«nb]rcc pudibond. ,
dtspar{BombyiD
ditpar) (fig. SiS) présente d'assez grandes dimensions. La femelle est beaucoup plus grande que le mâle et d'unbkncgris. Le mUe est biHin Toncé. La chenille (Jig.
246] a une grosse tête, de longs poils, avec cinq paires de verrues dorsales bleues, et six paires de rouges. La chrysalide IJtg. 247] est d'un brun noirâtre et porte des touffes de longs poils rouges; elle est fixée entre quelques fils isolés, soit entre les feuilles ou au-dessous du point d'attache des blanches, soit sous les chaperons des murs. Le papillon prend son essor en auât, et la lemeile dépose de deux à quatre cents oeuTs i-n uo paquet ovale, recouvert et garni intérieurement d'un duvet jaun&lre {fig. S49).
La chenille de ce bombyce est si vorace, qu'elle attaque tous
les arbres. Oa peut diminuer l'a- ^'»- *"„„ b™bi« d'i.^'"' *'""" bondance de cette espèce en enlevant, avec un graitoir, pendant l'automne et l'hiver, ces amas
ilf lUUDIES DES ARBRES ET ARBRISSEAUX.
d'oeufa que nous avons figurés au-dessous du papillon. On peut
aussi écraser les chenilles qui le réunissent en mai, aux points que nous avons indiqués, pour s*; transformer en clir^salides. Enfin ces chrysalides seront elles-mêmes détruites avec soin.
Le bombyce moine {Bombyis mo' I naca, L.) {fig. 248] a les ailes aijtérieures blanches, chargées d'un grand nombre de taches et de raies en zigzf^. 11 se dislingue surtout par de larges bandes roses qui courent transversalement sur l'abdomen. La chenille de ce lépidoptère {fig. 249} attaque de préférence les pins et les sapins, auxquels elle cause de grands dommages. Cette larve mange aussi, lais moins fréquemment, le s feuilles u chêne, du hêtre, du bouleau. Il
n'y a d'autan moyen de destniclion que de recueillir, pendant l'automne et l'hiver,
les œufs déposés sur le tronc des arbres {fig. 250), ou bien d'écraser sur les arbres, vers la fin d'avril, les jeujies chenilles lorsqu'elles TJenneDt d'éclore (fig. 290), ■ou enfin
de rechercher, en hb-mb— Bo».bïce».oine;irihid«fcn,.ii.. juin, les chrysalides,
ordinairement fixées dans les anfraclnosités de la tige des arbres [/ig. 250).
La phalène piniaire [fhalœna piniaria, L.) [jig. 291) est d'un
Fis.tVt. — Larr* du bombyce
brun roi^e. La chenille {fig. aS2) est verte, rayée de blanc et de jaune sur les côtés. Elle vit sur le pin sylvestre et peut être détruite par les cochons lorsqu'elle descend sur le sol, à la fin de l'automne, pour se transformer en chrysalide. La nociueUe pimperde [Noelwa piniperda, Esp.) (fig. 253) est
iie HAUMES DES ARBRES ET ARBRISSEAUX.
d'un roi^e brun blenftire, twhelé de blanc et sirië. U chenille
de celle espèce (jig. 25*) est reile et porte, Bur le dos, des raies
piplllon mllï. F^.Bt.- Lim de lanodiiellï pioiperde.
blanches longitudinales, et, de chaque côté, une raie orange. Cette noctuelle prend son toI dès la Un de mars. Les jeunes chenilles rongent déjà, en mai, les bourgeons, dans lesquels elles pénètrent soHTent tout entières. En juillet elles descendent des arbres pour aller se changer en chrysalides sous la mousse. Cette chenille est surtout 1res -redoutable pour les pins sylvestres. On la détruit par le même moyen que l'espèce précédente.
Nous ferons une dernière observation à l'égard de ces divers insectes, c'est que tontes les espèces ligneuses n'y sont pas également exposées. Celles qui souffrent le plus de leurs atteinles sont surtout les suivantes :
Les peupliers;
Le marronnier d'Inde; Les chênes; Les frênes;
Les tilleuls; L'aune ; Les pins:
Les sapins;
Les espèces qui sont attaquées le moins souvent sont :
Le micocoulier de Provence;
Le platane;
Le hêtre;
Le charme;
Le châtaignier;
Le vernis du Japon ; •
Les nt)yers;
Les érables;
Le robinier faux acacia ;
Le mélèze.
Si donc on avait à choisir^ pour le boisement d'une surface, entre plusieurs espèces offrant d,'ailleurs les mêmes avantages et la même aptitude pour les circonstances locales^ il faudrait préférer celles qui sont le moins attaquées par les insectes.