‹ Manuel d'archéologie chrétienneChapitre 173 sur 305 · CHAPITRE III. - LA HIÉRARCHIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. - LA HIÉRARCHIE

Il ressort de ce texte que la personne de l’évêque était désignée par le peuple, que l’ordination était faite par un évêque et qu'elle était essentiellement constituée par une action ou cérémonie Hturgique et une prière, dont le but était d'obtenir au nouvel élu le pouvoir et la

Figure 166. - Crypte des papes (Catac. de $S. Calixte).

grâce spéciale propres à ses hautes fonctions. Tout cela est décrit comme un usage déjà en vigueur à un siècle de distance seulement des temps apostoliques.

PRÊTRES (PRESBYTERI). — Nous l’avons déjà dit, le style épigraphique des premiers siècles désignait les prêtres sous le nom de presbyteri; le titre sacerdos était réservé aux évêques; cette terminologie est d’ailleurs encore en usage dans la langue liturgique contemporaine.

Souvent le mot presbyter était représenté en abrégé par une sigle formé soit des premières lettres, soit des consonnes du mot: PRE. PRB. PR. Bien que ce titre ne spécifie rien, il apparaît cependant comme le titre propre du prêtre, ef non comme celui d’une personne âgée capable de présider une réunion liturgique. Les canons d’Hippolyte distinguent très clairement le prêtre du laïque, et la netteté de cette

Figure 157. - Inscription d’un prètre médecin.

Figure 168. - (Musée du Latran).

ÉOPRESD

Figure 169. - (Musée du Latran).

distinction devient plus évidente encore du fait qu'il y est dit que le diacre lui-même ne peut faire ce que fait le prêtre. Voiei le texte de l’ordination presbytérale : |

30. Si autem ordinatur presbyter, omnia Cum eo similiter agantur ac cum episCopo, nisi quod cathedrae non insideat.

31. Etiam eadem oratio super eo oretur tota ut super episcopo, cum sola

exceptione nominis episcopatus.

32. Episcopus in omnibus rebus aequiparetur presbytero, excepto nomine cathedrae et ordinatione, quia potestas ordinandi ipsi non tribuitur.

Quel devait être ensuite l’esprit des aspirants au presbytérat, cela ressort du fait qu'on estimait dignes de cette charge les confesseurs de la foi; toutefois, si les tourments endurés par ceux-ei leur confé-

Page 1