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à l’époque des persécutions. D'ailleurs, on voit aussi l’antiquité des titres par les restaurations dont les édifices titulaires furent déjà l’objet au IV° et au V° siècle, ainsi que par leurs noms eux-mêmes. L'absence en effet du mot sanctus ou sancta, c’est-à-dire la formule titulus Priscae au lieu de sanctae Priscae, ete., montre bien que ces dénominations sont antérieures au moins au V° siècle, époque où l’on eommenca à employer le mot sanctus; et il est à supposer qu'ils eurent la même origine qu'un grand nombre de cimetières de la banlieue, dont nous avons vu qu'ils gardent encore leur dénomination tirée du nom de leur propriétaires particuliers : « Coemeterium Praetextati, coemeterium Calepodii, coemeterium Balbinae », et d’autres.
Cette constitution des titres urbains pareîtrait devoir nous fournir un moyen de juger, par Ne D analogie, des autres diocèses du monde. Maïs l’importance bien moins grande de beaucoup d’entre eux $’y oppose, ainsi que leurs conditions différentes et l’obscurité qui règne sur l’origine des églises locales. Cependant, personne ne peut douter que, dans les grands centres ou dans les communautés chrétiennes plus importantes, il ne soit arrivé à peu près la même chose qu’à Rome. Le démembrement des territoires presbytéraux, si nous ne voulons pas les appeler de leur propre nom de paroisses, devait s'imposer avec l'augmentation incessante de la population chrétienne, et une inscription africaine fait justement mention d’un lecteur de la quatrième ou cinquième région: