DE MÉTAPONTE
I. Le recueil des signatures de graveurs en médailles est dû à M. von Sallet : Die Kiinstlerinschriften auf Griechischen Miln:^en. On trouve fort peu de signatures en dehors de la Sicile et de la Grande Grèce; et, dans ces pays, elles sont limitées à une très courte période, qui va de 490 à 35o.
NUMISMATIQUE ET GLYPTIQUE
Le progrès n'est pas accusé seulement par la parfaite distinction des types de divinités, qui reproduisent souvent les œuvres des grands maîtres, comme la Héra de Polyclète et le Zeus Olympien de Phidias. En outre, les graveurs traitent, dans le champ restreint du revers, de véritables scènes plastiques, composées avec Part le plus ingénieux. Les victoires remportées aux jeux olympiques, les jeux célébrés en Fhonneur des dieux, les légendes mythologiques relatives à l'histoire de la cité, sont les sujets ordinaires de ces compositions. C'est ainsi que le revers des monnaies de Syracuse montre un char à quatre chevaux, conduit par un aurige que couronne une victoire, et, dans le champ,
FiG. ia6.
TETRADRACHME DATHENES.
(Siy'e récent.)
les armes données en prix aux vainqueurs. Sur les monnaies d« Sélinonte, Apollon et Artémis s'avancent, l'arc tendu, comme les divinités de la peste; au revers, le dieu fluvial Sélinos (lEAiNO!;) fait des offrandes' à Asclépios pour conjurer le fléau : allusion évidente à un fait connu de l'histoire de la ville; sur le conseil d'Empédocle, les Sélinontins avaient détourné le cours
des fleuves Sélinos et Hypsas pour assainir les marais qui erxîouraient la ville ^
Un autre caractère particulier de cette pe'riode, c'est que les graveurs représentent sur les monnaies des têtes vues de face ou de trois quarts, exe'cutées en haut relief *. Vers la lxxx'' olympiade, Cimon de Cléones