‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 116 sur 425 · Cf. Tliédeaat, Pompéi, I, p. 116, fig · texte numérisé non relu

Cf. Tliédeaat, Pompéi, I, p. 116, fig

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corne craboiulancc li^- i'^'^ '• I-^ ^^*'''^ est absolumcnl parallclc à celle (les baccliants et bacchantes. Dos lUnires féminines remplissent

Fig. 423. — Type orncniculal de fii^urc uilcc ;C1icIil' Hro-i . encore une fonction archileclonique ; un niodius sur le fronl, elles

1. So^liano, Vetlii, fif,'- 1 '<,♦'!, 6i,6K; naiiniKurlcn, o/). rj7., p. ;)!:, Dk- •i'"-* ; voir aussi Herrmanii, Malerei, pi. i wwm à \. iv cl ci-cii.

font ofRce ' de caryatide, prolong-ent un pilier, supportent une console ou un fût de colonne.

Nous croyons devoir en terminant énumérer quelques représentations isolées d'un vif intérêt.

La symboliqœ funéraire n'était pas à sa place dans les habitations ; pourtant Tépicurisme propageait dans la vie courante des imag^es comme celles d'une mosaïque trouvée dans le jardin d'une tannerie, à Pompéi K Là sont réunis une tête de mort, un papillon, qui évoque l'âme libérée de son enveloppe passagère ; une roue, emblème du temps, de sa course rapide et sans arrêt. A droite et à gauche, les dépouilles de l'homme, humble ou puissant: le bâton du mendiant et sa besace, le sceptre et le manteau de pourpre. Au-dessus, rattachant le tout, les deux branches de l'angle d'où pend le fil à plomb, symbole du grand niveleur, le Destin. Signalons aussi une figuration toute profane du monde, avec le soleil, la terre et les étoiles ^.

La superstition populaire ne se nourrissait pas que de mythes ; elle avait conçu certaines pratiques qui n'avaient rien de commun avec les belles légendes. Des fresques de la Farnésine, dont certains détails demeurent imprécis, ont été cependant interprétées comme des scènes de magie ^. Sur la frise du tablinum de la maison des Dioscures, un groupe très animé nous met probablement sous les yeux un paysan qui consulte une sorcière (Helbig, 1565) ^. On avait recours à la mosaïque pour prévenir le danger |qu'aujourd'hui encore l'on redoute en Italie sous le nom de jeltatara : un gros œil de face, écarquillé, le « mauvais œil », est assailli par des serpents et des poissons, qui préserveront ainsi la maison de ses maléfices ^. Il est des moyens plus grossiers de conjurer les influences pernicieuses : Cacator^ cave malum, cette exhortation s'adresse au personnage qu'on a peint accroupi, et dont la posture renforce la protection des deux serpents, génies du foyer *. Les gestes obscènes constituaient en effet la meilleure sauvegarde contre les tentatives de fascination ; c'est à eux que recourent des

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