‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 131 sur 425 · Tome I, p · texte numérisé non relu

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(levaitempècher que tout bruit extérieur de mauvais augure, capable (le vicier la cérémonie, n'arrivât à l'oreille du prêtre ; il jouait le même rôle que la tlûte du libiceii, dont les accents étaient beaucoup moins destinés à soutenir la voix de roftijiant qu'à couvrir les autres sons.

Nous avons également parlé, à propos des bas-reliefs relij^ieux., des cortèges de fête, des processions et rappelé divers monuments où ils li;;urenl. Il n'y a point été question des lectisternes, desquels il convient de dire quelques mots '. A certains jours, on ollVail à des dieux ou à des déesses des repas solennels. On étendait sur des lita de parade, «garnis de coussins pulvinar)^\es divinités masculines, tandis que l'on asseyait sur des sièges les divinités féminines, les femmes, à Home, ne se couchant pas pour manger comme leurs maris, du moins aux anciens temps ; d'où le nom de sellisterne donné aux banquets des déesses. La plus célèbre de ces fêtes était Vepiiliun Joris en l'honneur des divinités capitolines. Il ne faudrait pas croire, d'ailleurs, qu'on déplaça! en pareil cas les statues établies dans les temples : il est plus naturel de supposer « qu'on mettait à table des images portatives, soit de purs symboles, soit des mannequins drapés dans des oripeaux, auxquels il était loisible de donner des figures humaines » ^, Quelques lampes nous fournissent de cette sorte de cérémonies des représentations assez sommaires (fig. i37j ^ et probablement très conventionnelles.

Si les [)ompes religieuses étaient en usage dans la religion romaine, elles plaisaient particulièrement aux cultes orientaux ; lorsque ceux-ci eurent pénétré dans le monde occidental, elles s'y ré| andirent pareillement. 11 est notable cependant que 1 on ne possède pas de figurations même des plus célèbres. Ainsi.,

1. (>f. H'^uolié-Lcclercq. <laii-; h; Dicl. des Anl.. an mol. Lectislerniiim.

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