‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 139 sur 425 · Graevius, Tfies., XII, p · texte numérisé non relu

Graevius, Tfies., XII, p

Ma>uf.i- o'ahciiéoi.ogir rgmai.ne. — II,

mentionnés plus haut, mais aussi des formules mag-iques, dont le

pouvoir était le même : une bulle du Louvre contenait une feuille

d'arg-ent où sont gravées des conjurations contre les démons et les

maléfices ^.

Naturellement les bulles d'or étaient réservées aux familles

riches ; pour les pauvres, les métaux plus communs, comme le

bronze, et même le cuir étaient employés.

Les objets suivants passaient également pour souverains contre

les génies malfaisants :

Les croissants [lunulae). C'est pour cela qu'ils figurent parmi

les ornements qui garnissent la hampe des enseignes (plus bas).

Les phalères, que nous trouvons, elles aussi, sur les enseignes et au nombre des décorations militaires ; on les utilisait pareillement à cette intention comme motifs de décoration dans le harnachement des chevaux.

Les images de divinités, présentées sous forme de statuettes faisant pendeloque ou gravées sur les pierres d'une bague ou d'un bijou. A ce titre les divinités orientales comme Isis, Sérapis, Anubis, Mithra, Harpocrate, jouissaient de la plus g'rande faveur.

Signalons dans cette catégorie des figurines représentant une femme nue ou vêtue qui porte une main à sa bouche et l'autre à l'orifice opposé, afin d'empêcher tout bruit de se pro-

Fig. 446. — Buste de Mercure duire, qui pût être d'un fâcheux préavec clochettes. , . . , „

sage en certaines cnxonstances ".

Les clochettes ^. C'est pareillement pour couvrir les bruits de mauvais augure que les clochettes et les sonnettes étaient aussi répandues comme bijoux et comme ornements ; on en garnissait des bracelets, des colliers, et le fait qu'elles sont parfois accompagnées de grains de corail indique nettement la cause de ce

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