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3. Hruiia, Jncrizinni anlirhe Vercellesi rnccoUe ed iUiislrntt'. Monu'. 1871, 4", p. 1 cl suiv.
contraire, étaient chargés d'inscriptions et de caractères bizarres. Notre Cabinet des Médailles nous en fournira un spécimen. MM. Babelon et Blanchet en ont donné la description suivante * : il a une tête conique sur laquelle on lit lAQ, suivi de deux sig^nes affectant la forme de croissettcs, La ti^e est ornée sur ses quatre faces de signes au burin. Sur la première on distingue un scorpion, une chenille, une vipère, une mouche, un quadrupède, et, après un espace très fruste, des coquillages. Sur la deuxième face se déroule un long- serpent autour duquel sont gravées des feuilles allongées ou peut-être des vers. La troisième face est couverte d'animaux: scorpion, torlue, — œil, — petit quadrupède, rat .^, insecte, guêpe,?, autre scorpion ; sur la quatrième face, deux serpents entrelacés » (fig. 447).
Le phallus. Les images de phallus étaient répandues à profusion dans le monde romain, sans que personne songeât à se scandaliser et à y attacher un sens obscène. Il suffît, pour s'en convaincre, de constater que, d'après Pline ^, un phallus figurait parmi les objets sacrés dont la garde était confiée aux vestales dans leur sanctuaire du Forum. On sculptait donc des représentations phalliques sur les murs des villes, sur les édifices publics et privés ; on en peignait l'image dans l'intérieur des maisons, comme ce boulanger de la rue des Thermes, à Pompéi, qui avait surmonté la bouche de son four d'un phallus, rougi au minium et accompagné de l'inscription : Hic habitat félicitas ^. De même on en faisait couramment des éléments de bijoux (plus haut, fig. 443) ; on en portait en pendeloques, en collier. Parfois on ajoutait au phallus soit des pattes, soit des .ailes ; ou même on réunissait plusieurs phallus en un seul tout, ce qui aboutissait à une combinaison monstrueuse.
Les représentations du sexe féminin passaient pour avoir la même vertu ; c'est parce qu'ils en olFraient une image approximative que certains coquillages étaient tenus pour des phylactères. Nous en avons déjà parlé à propos de la figure 444.
Tout cela était efficace contre ce qu'on appelait le mauvais œil [oculus maligniis^ iiwidus'\ en greccpOôvoç). D'après une croyance très répandue, qui a subsisté jusqu'à notre époque, le regard de certaines