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CHAPITRE II

LES SPECTACLES

-Sommaire. — L Théâtre. — IL Amphithéâtre. — IlL Cirque. — IV. Jeux gymniques.

Nous avons assez longuement traité au livre premier des représentations théâtrales de toute nature, qui étaient si fort en vogue -chez les Romains, à quelque classe de la société qu'ils appartinssent ; mais nous nous sommes contentés, dans le chapitre con- •sacré aux spectacles, d'étudier les édifices où ils se donnaient. Il convient ici de parler de ces spectacles eux-mêmes, des éléments qui les constituaient, des acteurs qui y prenaient part, des acces- ^«oires qui étaient utilisés pour en augmenter Tintérêt.

§ V^. — Théâtre.

Nous devons rappeler avant tout que, sauf pour certains détails de moindre importance, le théâtre romain n'est guère qu'une imivtation et une adaptation du théâtre grec. Les tragédies, celles de *Livius Andronicus, de Naevius, de Pacuvius, d'Accius, pour autant que nous les connaissons, et ensuite celles de Sénèque, vivent des sujets traités par Euripide; la comédie, avec Plante et Térence, la 'Comoedia palliata comme on l'appelle, a emprunté ses données à 3a comédie nouvelle attique du m® et du iv^ siècle, a pris pour modèles Ménandre, Philémon, Diphile. L'économie des pièces resta entièrement grecque.

La dépendance de Rome envers les Grecs se traduit d'une façon -évidente dans les représentations figurées d'actions scéniques remontant à l'époque romaine et découvertes en pays romain *. Il ■résulte de leur examen que, si elles répondent bien à la réalité des

1, Elles ont été rassemblées, pour la plupart, par ^^'^iescler clans la brochure 'intitulée Thentergebiiude und Denhmliler des Dû/menwcsens, Goettinguo. 1851, 4°. Depuis lors on en a découvert quelques autres. Cf. 0. Navarre, dans 'de Dict. des Ant. de Saglio, au mot Ilislrio.

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laits durant cette période, ce que Ton tient pour M'ai, les usages grecs s'étaient conservés sans grand changement pour la mise en. scène et le costume des acteurs, de même que les édifices où les pièces se déroulaient alors n'étaient que des reproductions légèrement m.^difiées des théâtres grecs. Il importe donc de tenir compte de ces traditions et de leur taire leur part dans l'interprétation des documents archéologiques (.Vd'^e romain relatifs à la tragédie et à. la comédie. Plus d un remonte assurément à des modèles hellénistiques, dont l'artiste italien s'inspirait et qu'il imitait avec plus oii. moins de fidélité.

Ces documents sont de diverse sorte. Nous possédons d'abord) un certain nombre de peintures et de mosaïques : elles ont sur les autres figurations le grand avantage de nous mettre sous les yeux non point seulement la forme des objets, mais aussi leurs couleurs, qui étaient, comme on le verra, de grande imj)ortancc dans la mise en scène. Pacho a copié dans une crypte de la nécropole de Cyrène une grande fresque où l'on doit reconnaître une représentation dramatique et musicale * ; mais nous sommes là en plein monde hellénistique ; les inscriptions qui désignent le nom et le rôle des dillerents personnages sont écrites en grec au-dessus de chacun d'eux ; il serait imprudent de faire état de ce document plus que de mesure. Il n'en est pas de même des quelques peintures de Pompéi et d'Merculanum qui ont trait au théâtre, l.es unes rappellent des scènes de tragédie, comme celle do rUniversité de Palerme {iv^. 457) ; un héros — on a prononcé le nom d'Agamemnon — y figure conversant avec un serviteur ^. D'autres reproduisent des scènes de comédie : c'est un soldat, quelques miles, ffloriosus, le bras droit appuyé sur sa lance et, à côté de lui, un esclave •' ; c'est un père de famille, suivi de son valet, (pii lait des

«.")7. — Scène de tragédie.

1. lU-liUion ilun voynr/c (luns lu Munnurifjue, lu Ci/rénuKine, Paris, 1827,. pi. xi.ix et L ; cf. p. 375 et suiv. = Wieseler, pi. xin, 2. Notre fig. i03 en donne un fragment.

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