II. LES SPECTACLES
lâchait ensemble, par exemple, un taureau et un éléphant, un lion et un tigre, ou même tout un troupeau des espèces les plus diverses, que des valets excitaient à coups de fouets ; ou Ton faisait poursuivre des lièvres, des cerfs, des gazelles, par des lévriers. L'art industriel affectionnait ces sujets qui permettaient de décorer des zones entières avec des défilés d'animaux K
Nous avons dit un mot plus haut ^ des cages, destinées aux bêtes, qu'on aménageait dans le sous-sol des amphithéâtres et des procédés employés pour les amener au niveau de Tarène au moment voulu.
§ III. — Cirque.
Plus encore que les combats de gladiateurs, les courses de chars excitaient l'intérêt des Romains ; le peuple poussait même Tamour de ces spectacles jusqu'à la passion, à tel point que les empereurs en firent, on le sait, un moyen de gouvernement. Le nombre des représentations figurées relatives au cirque serait, à défaut de toute autre, une preuve de cette engoûment •*. Elles ne sont pas rares dans les bas-reliefs, en particulier sur les sarcophages ^ ; mais elles sont surtout fréquentes sur les pavements de mosaïques, où la variété des couleurs, en insistant sur les détails, donne au document une valeur toute particulière ' : les plus importantes sont celles de Lyon (fig. 469) •'j de Barcelone (id.) '^, de Gerona ^, de Carthage ^ et de Gafsa^^. La comparaison de ces différents tableaux permet des précisions que nous chercherions vainement ailleurs.
Nous avons indiqué (t. I, p. 204) quel était le plan des cirques ; nous n'avons pas à y revenir. Nous le retrouvons esquissé sur la
1. Liste des principales représentations de venationes dans Saglio, Dicl. des Ant., t. V, p. 709.
3. Enumération de ces représentations dans Hiibner, Anna/t, XXXV (1863), p. 136 et suiv. ; cf. XLII (1870), p. 236, note 1.