Cf. De Riddcr, Bronzes du Louvre, II, p. 160 cl
MESURES PONDKRALES 251
les plateaux, on einpiovail (.l'ordinaire la pierre ou le niari)re. i.a forme est presque consacrée: c'est celle d'une sphère décalottée sur deux faces opposées et présentant de la sorte deux surfaces plane»; où Ton portait les indications numérales nécessaires' ((i^. 496,2). Il en est de si lourds qu'on était obligé de les munir d'une anse pour en faciliter le maniement; la plupart, de moindres dimensions, sont semblables à celui qui fig^ure ci-contre ^'.
Les poids en métal n'all'eclaient pas tous la même forme. On eu connail qui sont faits en rondelles de divers diamètres (fig. 496,3) : ils s'enclavent en doucine de façon à pouvoir se superposer. Dans rexem[)laire que donne Caylus ^, le plus g-rand porte le chilTre X, celui de dessus le chitfre V et ainsi de suite. A lîrimeux, près de Houlog^ne-sur-Mer ',on a trouvé une série de godets qui pouvaient rentrer les uns dans les autres, le plus grand servant de récipient général. Ce sont des capsules bombées en calottes sphériques ; à la pièce cpii servait de boîtier s'adaptait un couvercle qui, en se rabattant, enfermait toute la série; le diamètre de cette pièce est de n m. 077 ; sur chacune des capsules on lit une inscription, composée de deux parties : la formule, écrite plus ou moins en abrégé : Exaclum ad Casions (c'est-à-dire conforme au type étalon déposé dans le temple de Castor) et la mention du poids représenté par chaque capsule ; la plus grande équivaut à une livre (fig. 496,4 1, la plus petite à une demi-once ; les autres sont des poids intermédiaires. Vn jeu de poids analogue, mais constitué par des capsules circulaires plus pesantes, est conservé au musée de Milan "'.
A l'époque du Bas-Em.pire, à coté des anciens poids qui -se maintiennent en usage, apparaissent de nouveaux modèles : ils se sont rencontrés en très grand nombre et sont représentés dan? toutes les collections ^. [.a matière employée est le bronze ; la forme est carrée ou circulaire. Les uns sont calculés d'après le système de l'orice, indiquée par le signe V ou r° ; les autres d'après
1. Cf. H. Cagnat, Cours d'épigraphie latine, i* éd.. p. 3')H cl suiv.
2. Cf. toute une série de poids dans GriNaud de la \'iiicollc, .\rls ei métiers (les Romains, pi. i,.\.\xv à i,.\x\ix.