J. (Uirle, À Itom.tn l' routier l'osL [)!. \x
I MndiMisclimit, Trachl und licirafJ'nuiKj, pi. iv, 1 et 2 ; v, I ; vi, 1 el 2. ij. M, Albert, <lnns le Dict. des .\nl. de Sn^dio (I. p. 125:5 et suiv,). VI, 23.
. ~. V'f»ir les fi^'. 722» el 7223 dans le Dicl. «le Saj^lio, si l'objet représenté est vraiment romain.
Manlf.i. n'Anctiéoi.OGiF noMAi.M.. II. 21
Le sciilum est placé aux mains des soldats qui entourent Ahenobarbus, dans le bas-relief du Louvre déjà plusieurs fois mentionné (fig. 526, 1). On remarquera qu'il y offre cette particularité d'affecter une forme trapézoïdale : il est plus étroit en bas qu'à la partie supérieure. La colonne Trajane, la colonne Aurélienne et certains monuments funéraires nous montrent le scutiim de l'époque impériale: la forme en est rectangulaire; il est moins volumineux que celui de l'époque républicaine, surtout moins élevé; il ne pouvait guère couvrir plus de la moitié du corps (fig. 531 , 539, 540).
Le clipeus se distingue du scutum par sa forme ovale plus ou moins allongée. On le voit figuré très souvent sur les monuments militaires que nous possédons, dès l'époque républicaine et jusqu'aux derniers temps de l'Empire. Il était fait aussi d'une carcasse de bois ou d'osier recouverte de peau, renforcée par une charpente de fer et par des bordures en métal.
Fig. 531. — Boucliers romains.
Le nom s'appliquait également à des boucliers de forme hexagonale. Un bas-relief de Tare de Septime-Sévère (fig. 531) nous offre ces trois sortes de boucliers aux bras de soldats appartenant à un même groupe ^.
Les uns comme les autres étaient munis à leur partie centrale d'une bosse de fer ou d'airain, faisant saillie au milieu d'une plaque circulaire ou rectangulaire, qui se fixait sur le boucher
l. Bellori, Veteres arcus (arc de Sévère, tab. A); Reinach, iîe//e/«, I, p. 260.
HOLCI.IHR
■jj. j3'2, 1 et 2, 533, 539, 540 ; on la nommait umbo*. Elle servait non seulement à amortir les coups les plus violents et à faire dévier
Kig. 532. — Umbo de boucliers.
les projectiles lancés contre le combattant, mais aussi, au besoin, à frapper l'ennemi et à le renverser par une forte pression.
1. Cf. Ad. Reinach, dans Saglio, Dici. des Ant.. au mot [:nibo (V, p. bH et suiv, .
Sur les boucliers les plus simples, Yumho était dépourvu de toute ornementation; mais il pouvait élre décoré, comme sur les deux spécimens dont nous donnons une imag^e et qui proviennent Tun de Wiesbaden ^, l'autre du lit de la Tyne, en Angleterre (fig. 532) ^. On y g-ravait aussi le nom du possesseur de l'arme^ celui de la légion et celui de la centurie à laquelle il appartenait; sur le bouclier de la fig. 532, 2 on lit : Lecjiionis) VIII c[enluria\ Jali Magiii; Juni Duhitaii ^.
\\n outre les boucliers eux-mêmes, ainsi que nous le prouvent un nombre considérable de représentations figurées et que \'égèce
Fig. 533. — Épisèmes de boucliers.
Fig-. 531. — Face interne du bouclier.
Ta signalé, étaient ornés d'épisèmes. c'est-à-dire de dessins [digmaia), foudres, couronnes, fleurons, étoiles, etc., qui étaient peintssur la surface extérieure et qui avaient pour objet de distinguer les corps de troupes les uns des autres, par là de servir de signes^ de ralliement durant le combat. Nous en donnons quelques spéci-
1. Lindenschmit, AUerthûmev, I, pi. v, 5; Saglio, op. cit., fig. 7229.
2. Bruce, Lapidariuin seplenlriounle, p. 58, n" 100: Lindenschmit. op. rit II, pi. IV, n" 13; Saglio, fig. 1417.