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3. Cf. Gagnât, dans Saplio, Dict. des Ant., an mot Lefjio{lU, p. 1007 et ««tn'v \
On peut dire, d'une façon générale, que le vêtement du légionnaire se composait d'une tunique et d'un manteau fsagum ou paenula). Celui-ci, que les^soldats n'utilisaient qu'en temps de pluie ou par le froid, qui n'était point, par suite, pièce permanente de
Fig. 539. — Légionnaire romain (Tombe).
rhabillemenl, n'est pas toujours indiqué sur les monuments*;
1. On le voit, par exemple, sur les tombes de C. Larg^ennius de Strasbourg : Bonn.Jahrb., LXVI (1879), pi. n — Saf-lio, op. cit., (îj;. ill3; de Q. Pelilius de Bonn : Lindenschmit, Tracht und lieirnfj'nuufi. pi. i\ , 2 : de P. Flavoleius Cordus du musée de Mayence ; ihid., pi. \', 1.
ARMEMBNT ET COSTUME DBS DIFFÉRENTES TROUPBS
Fig. 5iO. — Légionnaire romain fin musée de Saint-Scrmain. (Hestitulion de Hartlioldi.)
généralement, surtout dans les bas-reliefs militaires qui montrent les troupes en action, le légionnaire se présente en tunique, sans manteau.
C'est également à combattre les intempéries que servait la cravate (focale) dont le cou de certains soldats est entouré *.Les cuisses étaient couvertes de braies, que protégeaient parfois une ou deux rangées de lanières de cuir ^. Les pieds étaient chaussés de la caliga, qui était essentiellement le soulier des simples légionnaires et des officiers de rang inférieur. Il en a été question plus haut.
L'armement comportait un casque, surmonté d'un anneau ou d'un panache, et une cuirasse, qui paraît'avoir été de cuir au début de l'Empire, consolidée intérieurement par des plaques de métal : aucun monument du i^'' siècle, relatif à un simple soldat, ne nous en présente d'autre ; au ii® siècle, au contraire, la cuirasse réglementaire est la lorica seffmentata. Réglementairement aussi les légions étaient armées du scuium avec iimho et épisème; on rencontre pourtant au bras d'un légionnaire le bouclier ovale, sur une tombe de Mayencequi date delà fin du i®^ siècle, celle de P. Flavoleius Gordus ^. Au cingulum ou à un baudrier étaient attachés, à droite un glaive, à gauche un poignard.
Le costume distinctif des divers sous-officiers ou spécialistes de la légion ne nous est pas connu; il est probable, d'ailleurs, qu'il ne différait de celui des autres légionnaires que par le détail. Les seuls qui soient caractérisés sur les monuments sont les signiferi et les musiciens. Les uns et les autres avaient la tête couverte de peaux d'ours ; les pattes de devant de l'animal venaient se croiser sur leur poitrine, ad ierrorem hostium^ dit Végèce''*. Leur cuirasse, d'après la colonne Trajane et les autres monuments semblables, n'était pas la squamata, mais une cotte de cuir à bords dentelés, recouvrant la tunique ^ (fig. 541).
Deux monuments ^ nous montrent des optiones couverts d'un
1. Cf. la tombe de G. Valerius Grispus à Wiesbaden (Lindcnsclimit,o/j. ci7., pi. IV, 1 = Saglio, op. cit., fig. 4414 — notre fig. ô39:.