Vcgcl., II
pEOFIEMPNJL
TCALraiVS
P-CAM-SEVEk
EOITI^MOPT 10
decvrcohtalpin
ITfM'>-LEC-XVAPOLL' ANNOfi>LVIII-SÎlP)(XXIIII
QCALlblVSFRAtl -^•:^POSVIT -;//,
Kig. 542. — Centurions.
1. M. Gaelius. — 2. T. Galidius Severus. — 3. Q. Sertorius Festus.
ARMEMENT ET COSTUME DES DIFFERENTES TROl'PES 337
sur les monuments funéraires; sur les bas-reliels et les colonnes, où ils accompagnent Tempereur ou précèdent les troupes en marche lig. 5-11), il n'est pas possible de connaître leur grade exact. Nous avons déjà indiqué les caractéristiques de leur armement: casque particulièrement riche avec panache plus fourni ; cuirasse en forme de corselet de métal plein et droit, à lambrequins et
épaulières ; ceinturon souple, noué sur Testomac. Ajoutons qu'ils portent aussi un saguni attaché sur l'épaule droite par une fibule, une épée pendue à un baudrier, des braies qui descendent jusqu'audessous du genou, et qu'ils sont chaussés, non plus de la caliga^ mais du cal cens •.
Tel était aussi le costume du général en chef; on sait que le manteau militaire, de couleur pourpre, qui le distinguait de tous les autres chefs, se nommait paludamentum. 11 ne dilfère pas, sur les monuments, du sacfuni des otficiers ; comme lui, il était fixé par une fibule sur l'épaule, laissant toute liberté au bras droit, qui passait par la fente de devant de l'étolfe.
Nous n'avons parlé jusqu'ici que de l'infanterie légionnaire ; pour la cavalerie, nous possédons des renseignements archéologiques moins nombreux et moins précis. D'une part, les lombes de cavaliers, parvenues jusqu'à nous, sont en nombre infime ; de l'autre, *ur les reliefs d'ensemble, comme l'arc d'(3range, et le tombeau des Jules à Saint-Hemy pour le début de l'Empire, comme sur les colonnes honorifiques pour le ii'' siècle, il est impossible de distinguer dans les différentes scènes si nous avons devant les yeux des légionnaires, plutôt cjue des auxiliaires ou même des j)rétoriens. Certains auteurs nous viennent un peu en aide. Nous savons par Josèphe - que, de son temps, les cavaliers légionnaires portaient du côté droit un large glaive et une longue lance confus) dans la main droite; un bouclier [scutum] était suspendu sur le liane du cheval ; ils avaient dans un carquois trois javelots à forte pointe pres(|ue aussi longs que des lances. Leur casque et leur cuirasse étaient semblables à ceux des fantassins. Arrien, au siècle suivant, écrivait •* : » Les cavaliers romains portent les uns le conlus, les autres des lances ordinaires. Ln glaive large et épais est suspendu
1. Cf. par exemple les officiers (|ui inarcheiit entourés de sifiniferi ei de inu^iriens dans le bas-n-lief reproduit à la fi^,'. r)il : cf I oflicier (jiii accompagne Marr-Aurèle A In li^;. 3i6.
:. HfU.ju.l., 111, i, 3.
A. Tact., IV, 7, 8.
Ma^IIKI. Il ARi IIKOIjx.IF. komainh. — II. tl2
338 Mil. ARMlî-MKNT i;T KQrUM-MI \T \fII.ITAIRES
à leurs épaules; ils ont de ji;rands boucliers sciilum), un casque de fer, une cotte de mailles et de petits brodequins... Ils portent aussi de petites masses g^arnies de pointes tout autour. »
Les rares représentations certaines de cavaliers lé^^ionnaires que Ton connaisse confirment, mais en partie seulement, ces données. La plus nette est celle de C. Marius, cavalier de la légion l""*, à Bonn: elle est antérieure à Vespasien, qui licencia le corps. On y voit un homme, galopant à gauche : il n'a ni casque, ni épée ; la tunique est recouverte d'une cuirasse qui semble de cuir ; les cuisses sont cachées par des braies et les pieds par des brodequins ; la main droite tient une lance courte; lé bras gauche est armé d'un bouclier hexagonal ^.
C'est, à la forme du bouclier près — lequel est généralement ovale — la tenue de tous les cavaliei's représentés sur les colonnes
B. Auxiliaires, — D'une façon g-énérale on peut dire que les fantassins des cohortes auxiliaires portaient une tunique courte, des braies, des chaussures un peu montantes ; le cou était entouré d'un foulard [focale). La cuirasse semble avoir été de cuir ; le casque se terminait en haut par un anneau de suspension ; le bouclier, ovale pour l'ordinaire, une épée, des hastes complétaient l'armement. Tels ils apparaissent, autant qu'on peut le reconnaître, sur les bas-reliefs militaires des arcs et des colonnes et sur les tombeaux; mais il faut faire la part des traditions de marbriers : certaines piècesy sont omises, surtout la cuirasse etle casque. Par contre, le manteau, recouvrant tout le corps, y figure souvent. Nous citerons comme exemples les monuments funéraires suivants : celui d'Annaius Daverzus, soldat de la III'^ cohorte des Dalmates ^ : sagum^ tunique (sans cuirasse), sorte de caligae élevées, cincfulum, g^laive à droite, poignard à gauche, deux hastes, grand bouclier carré; celui de Licaius, de la I"-' cohorte des Pannoniens-^ : même costume ; celui d'Hyperanor, d'une cohorte de sagittaires ' : tunique (sans cuirasse), ct/M/H/wm, glaive à droite, poignard à gauche, arcet flèches à la main, sorte de caiic/a : celui de Firmus, d'une cohorte de Rètes ^ : sagum, tunique recou\erte d'une cuirasse de cuir, cingulum, glaive à droite, poignard à gauche, haste.
1. Lindenschmit, TrnchI iind Beirnlfninuf. pi. vu, 1 ; Sa^flio. op. cit., %. 2737.
2. Lindenschmit, op. cil., pi. vi, 1 : Sanlio, op. cit.. fig. 3730: Heinach- Reliefs, II, p. 66, 1.