‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 248 sur 425 · I*i>llii'i\ i7)i</, .111 mni Ctiifin ! p. I <I · texte numérisé non relu

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une baguette joignait les deux côtés opposés du cercle, suivant le diamètre. La courbe était telle que lorsque le musicien tenait l'embouchure à la hauteur de ses lèvres, le pavillon arrivait au niveau de la tête.

La cavalerie employait une trompette spéciale, le lituus ' : il différait de la luha en ce que l'extrémité se recourbait comme celle du bâton qui portait le même nom dans la science augurale. On peut en juger par un bas-relief de Rome; le personnage qui y ligure est un liLicen (fig. 551, 3 ) ^.

§ XU. — Artillerie. Machines de guerre.

Les Romains ont emprunté aux Grecs toute leur artillerie; ils m'ont jamais rien ajouté d'important à ce qu'ils tenaient de leurs modèles ; aussi tous ceux qui ont étudié la matière ont-ils été obligés de remonter aux sources grecques et aux traités écrits en grec sur la question. Dans un ouvrage comme celui-ci, où nous devons nous borner aux constatations archéologiques, il suffira d'exposer brièvement l'état actuel de nos connaissances à la suite des travaux modernes qui ont cherché à les fixer *^.

Tout le développement de l'ancienne artillerie repose sur le principe fondamental adopté par les constructeurs. Tandis que, pour l'arc et pour l'arbalète, la force de propulsion résulte de l'élasticité de tension développée par les bras de l'arme, pour les lormenla (dérivé de iorquere) la puissance est due à l'élasticité de torsion produite par des faisceaux de crin où ces bras étaient engagés. <( Toutes ces machines se composaient de trois parties : le pied ou le support, la rainure que devait suivre le trait p\i tout autre projectile et l'appareil qui faisait l'effet de Tare. Cet appareil était une caisse à ressorts divisée en trois compartiments. On plaçait dans le compartiment du milieu la rainure ; dans les deux compartiments latéraux on fixait verticalement, les unes à côté des autres, de fortes cordes élastiques [nervi torli), faites de tendons ou de poils d'animaux ou même de cheveux de feninie. Ces cordes étaient

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