‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 252 sur 425 · Descriptitin dann Vitruvc, X, li · texte numérisé non relu

Descriptitin dann Vitruvc, X, li

nation appliquée à tous les abris dont on se couvrait pour tenter l'attaque d'une ville forte. Le plus simple est celui que les légionnaires formaient en élevant au-dessus de leurs têtes leurs grands boucliers rectangulaires et en les réunissant entre eux à la façon des tuiles d'un toit (fig. 340). On rendait la tesludo arietaria incombustible en la recouvrant extérieurement de peaux de bêtes fraîchement tuées ou d'autres matières rebelles au feu que les assiégeants pouvaient jeter du haut des murailles.

Fier. 553. — Bélier.

Si la machine employée pour battre le mur se terminait non plus par une lêtede fer, mais par une faux [faix muralis]^ elle avait pour destination de pénétrer dans le rempart et d'en arracher les pierres. D'autres étaient munies d'une pointe aiguë qui pouvait y percer des trous ; on les nommait terebra. Nous connaissons par Vitruve et par Végèce^ non par des figurations, ces deux sortes de machines de guerre.

Pour éviter aux soldats l'escalade des remparts et leur permettre d'arriver au niveau des défenseurs, le génie romain construisait des tours d'approche roulantes. La base en était carrée, et la partie

DÉCOHATIONS MIIITAIRKS. T1{I(>M1MIK 357

supérieure présentait un amincissement favorable à la stabilité ; intérieurement elles se divisaient en étajjes au moyen d'une série de planchers ou plutôt de j^aleries de pouiionr, munies de meurtrières, le noyau restant libre pour opérer le montajje des projectiles. La surface extérieure était revêtue de cuir frais, qui protég^eait la tour contre le jet des matières en ilammes •.

§ Mil. — Décorations inililaires -. rnUmphe.

Dans le paragraphe consacré aux enseignes, nous avons parlé de décorations militaires qui y étaient accrochées. Ces décorations se retrouvent dans les représentations de soldats et d'oflîciers. Il en est déjà fait mention sous la République. « A celui qui a blessé un ennemi, dit Polybe ^, le général, après la victoire, donne une lance; à celui qui a tué un ennemi et en rapporte les dépouilles, une coupe, s'il est fantassin, une phalère, s'il est cavalier. Quand une ville est prise, ceux qui ont escaladé les premiers la muraille reçoivent une couronne d'or. » Tite-Live et quelques inscriptions de la lia de l'époque républicaine mentionnent en outre des bracelets, des colliers, "des chaînes, des fibules. Les représentations ligurées où se voient ces différentes décorations appartenant à l'époque impériale, nous n'avons à nous occuper ici de la période antérieure que pour mémoire.

Sous rKmpire, ces récompenses étaient, on le sait, divisées en tieux grandes classes suivant que le titulaire appartenait aux cadres supérieurs ou aux cadres inférieurs de Tarmée. Les soldats, légionnaires ou prétoriens, avaient droit, jusqu'au grade de centurion, à des bracelets armillae), des colliers (torques) et des phalères (phalerae). Les centurions pouvaient, en outre, prétendre à une courunne corona). Les couronnes multiples, les lances (hastae) et les vexilla étaient réservés aux officiers supérieurs, en nombre variable, -uivant (ju'ils appartenaient à l'ordre éfiueslre ou à Tordre sénatorial et, dans ce dernier cas, suivant qu'ils avaient rang d'anciens

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