D'après Saglio, ihid., Rp
eirconvolutions, et il arrive que la queue soit remplacée par une seconde lêtequi vient s'affronter avec la première, en [laissant un léger intervalle (fig. 592/2 '. A la lin du Ilaut-l^^mpire se marque une prédilection pour les gros lils de métal qui s'enroulent ensemble en hélice autour d'un (il central (Marshall, pi. lxiv-lxv) ; le raccord entre les deux extrémités se^ fait de plusieurs manières, par des anneaux, crochets, disques, têtes d'animaux, ou par une grosse gemme. Des médailles furent enchâssées dans un bracelet (fig. 596) ^. comme elles étaient rapportées sur un collier.
Les dimensions de certains bracelets prouvent qu'ils n'étaient pas toujours fixés au poignet comme de notre temps, mais parfois au delà du coude. Les Romains semblent avoir renoncé à l'usage grec des anneaux au-dessous du genou, et peut-être même à ceux qui se mettaient aux chevilles (periskelides).
La fibule, fibula ^, qui correspond en somme à nos « épingles de nourrice », a trouvé dans le monde antique, où l'on portait tant de Tetements non ajustés, un emploi extrêmement étendu. Elle sert à agrafer les effets de dessus, excepté la toge, simplement drapée. Elle s'offre en cadeau aux hommes et, aux femmes, ou bien aux militaires pour leur manteau, et, afin de joindre le luxe à l'utilité, on en fait en or, en argent, en y joignant parfois des pierreries, ou encore, élégance plus accessible, une inscription encourageante, îane exhortation, un mot de bon augure. On distingue dans la ^hu]eVarc et V ardillon \\e point où le second se rattache au premier, par une charnière ou un ressort, est la léte ; celui où l'épingle s'engage dans Varrêl^ g'Oï'g^c ou plaque^ s'appelle \e pied.
Les collections de fibules sont nombreuses, mais surtout dans les régions où les oeuvres de grand art ne pullulaient pas et où, par suite, l'intérêt attaché à ces objets de mérite secondaire, accru par comparaison, a stimulé l'ardeur à les recueillir ; la plupart proviennent des vallées rhénane et danubienne. Les fibules romaines proprement dites se relient surtout au type de la Tène (deuxième âge du fer), sauf que la tête est enveloppée par un appendice et qu'une plaque sert d'arrêt à l'ardillon, au lieu d'une simple courbure du pied de l'arc (fig. 597, 1) ''. On retrouve souvent aussi à la
1. D'après Marshall, pi. i.xni, n" 2789 ; voir encore 2'82, et Fontcnay, op, cH., p. 277.