‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 301 sur 425 · Mus. Borh.^ V. pi. vi ; Gusmau, op. cil., p · texte numérisé non relu

Mus. Borh.^ V. pi. vi ; Gusmau, op. cil., p

ARMOIRES ET CDFFRES il9

croisent d'une branche à laulre, de manière à diminuer la hauteur à volonté en écartant plus ou moins les su[)ports verticaux 1%. ^314)*.

De la table rectanj;ulaire à quatre pieds, invention asiatique ou ég^yptienne, nous n'avons guère d'exemples romains qu'à la basse époque chrétienne. Mentionnons enfin la mensa lunata, en demicercle, faite pour s'insérer dans l'échancrure d'un lit en sigma, mais assez rare en somme, car même avec le sigma les fresques font voir de petites tiibles rondes.

Les grandes tables elles-mêmes n'ont du reste parfois qu'un seul pied, si elles sont carrées; elles en ont deux si elles sont oblongues, et alors chaque pied s'allonge parallèlement aux petits côtés; il est généralement constitué par deux ligures (lions ou sphinx, par exemple) adossées de manière à ne former qu'une seule pièce. Les pieds de grand style, très artistement sculptés, prennent le nom de trapézophores lig. 615;"^. Le musée du Vatican eu possède deux exemplaires remarquables "^ : entre deux griffons accroupis, deux jeunes Satyres se penchent sur un cratère, tout en saisissant les grappes qui pendent au-dessus de leurs têtes. Le nom du support a été pris peu à peu pour le meuble entier et a désigné pratiquement un dressoir ou crédence, dit encore abacus^ Ctirlibulum \ repositorium, sur lequel on exposait la vaisselle de luxe ; les services d'un repas y étaient aussi momentanément entreposés.

Les Romains ne dédaignaient pas pour leurs tables la richesse du plateau, en bois d'essences rares, ou en métaux incrustés; mais comme on le recouvrait d'un napjjeron qui le dissimulait, l'élégance des pieds, plus visible, parait avoir été plus généralement recherchée.

§ IV. — Armoires et coffres.

Les Romains pratiquaient dans les murs de petites niches, pour abriter une lampe ou une statuette de divinité ; mais notre placard engagé dans la paroi, avec fermeture à clef, n'était pas dans

I. Voir aussi de Hidder, Bronzes <lu Louvre, II, pi. xcni, n* 2577. •J. D'après I.- Ujy.s. linrlt., III, [)!. i.i.\, i.

3. AnieluiiK, Slmlpt. des Valik., II, p. 74 et 278, n- 27 et <J8, pi. vi cL xxv ; S. Rcinach, lieliefs, III, p. 363, 1.

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