‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 305 sur 425 · D'après Saglio, np^cit., fig · texte numérisé non relu

D'après Saglio, np^cit., fig

2. M. Besnicr, au mol Tapes, et V. CJiapot, aux mots Texlrinum et Velurriy dans Saglio, op. cit.

3. Stephaui. Comptes renftita de la Commission archèol. Je Sainl-Pétershourg. 1H7S-1870, p. 1 ÎO-l i2.

4*24 X. l'ameublement

par exemple au musée de Cluny, à Paris — sont à peu près tous dia iv^ siècle au plus toi.

Les auteurs eux-mêmes nous renseignent médiocrement sur ce sujet, faute de précision dans les termes : tapes, stragulum, vélum, veslis et d'autres, copiés du grec, désignent arbitrairement des tapis, des couvertures, des pièces de vêtement ou de literie et des portières.

La mosaïque n'a pas fait tort à Fart des tapis, né en Asie et transmis par l'hellénisme au monde romain ; les artisans des deux spécialités s'inspiraient des mêmes modèles ; dans les tissus pour pavements on retrouvait surtout, paraît-il, le décor géométrique et des motifs empruntés au règne végétal ou reproduisant des animaux de la région du Nil.

Pour les rideaux et tentures, l'indigence documentaire est un p€U moindre ; pourtant les premiers sont l'occasion d'un thème tout conventionnel et stylisé : dans une foule de bas-reliefs de goût hellénistique, une draperie constitue le fond du tableau, simplement pour donner à comprendre que la scène se passe dans au intérieur. Nous savons en tout cas que les tentures avaient cette destination, à laquelle on renonça par la suite, d'établir des compartiments dans une pièce trop vaste ; on en déployait aussi horizontalement, sous le plafond, dans les salles à manger somptueuses, et, comme nous, les anciens en plaçaient également eontre les murailles.

Les fouilles de Pompéi et d'Herculanum ont permis plusieurs constatations. Nombre de pièces ouvrant sur Vatrium devaient être fermées par une pièce d'étoffe; il en était toujours ainsi à l'entrée du Lablinum; on a retrouvé, fixés au mur, soit des crampons, soit des embrasses de métal, qui ne laissent aucun doute. Les peintures campaniennes ou chrétiennes font preuve de quelque fantaisie dans leurs représentations des vêla. Les miniatures du manuscrit parisien de Térence et la mosaïque qui domine la façade du palais de Théodoric à Ravenne * reflètent des modèles antérieurs et nous montrent la disposition des portières : comme aujourd'hui, uniques ou- doubles pour une seule baie, elles étaient suspendues à des tringles par des anneaux. Souvent, dans le premiers cas, on nouait la draperie dans le milieu de sa longueur, laissant un passage à droite et à gauche.

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