D'après les Mpl.intfi's île litime, loc. cit., pi. vu
3. I'. Ilartwig, liom. .Millh., Mil (181>8;, p. 31>'J-é0s et pi. .\i.
i. H. Papcn«<techep, Die (J.ifenische Rfliefkernmik, iieriin, 1909, pr. S» {JiihrU. des Insl., Firpanzunpslicft \'III ; tableau des formes, pi. xxvii. 5. D'après Papenslechcr, ihid., p. 82, fig. 37.
liques également étaient les modèles dont s'inspiraient les décorateurs de ces ouvrages.
Pour varier les effets produits par ce noir, on utilisa méthodiquement ceux qui résultaient de certains accidents de cuisson : quand Tair s'introduisait dans le four allumé, un coup de flamme oxydante faisait tourner le noir au rouge corail ; ton superbe, qu'on avait d'abord réservé à certaines parties de la surface et qu'on se plut ensuite à voir envahir les parois entières des vases. Aussi bien qu'en Asie Mineure, celte technique se perfectionna en Italie, essentiellement grâce à l'application d'un lustre transparent et incolore, qui donnait au rouge une glaçure brillante rappelant l'éclat du métal.
LES VASES SIGILLÉS. — C'est à cette masse innombrable des vases à vernis rouge, qui constituent la vraie céramique romaine, qu'on réserve depuis DragendorfF * le nom de terra sigillata; qualification bien impropre, car elle paraît faire allusion, soit à la décoration par figurines, soit à l'impression de marques ou cachets tels que des sceaux ; toutes choses que rend également le terme sigilla ; or les unes ou les autres sont loin de se rencontrer toujours sur la poterie rouge. D'autre part, Déchelette ^ englobait encore, avec autant de raison, parmi les vases sigillés ceux, plus rares, qui ont reçu une couverte de couleur différente, mais qui ressemblent aux précédents par les formes ou la technique. Celle-ci présente de grandes analogies entre les diverses fabriques, même séparées par plusieurs siècles. En dehors des vases unis, les moins nombreux si l'on fait abstraction des séries les plus récentes, nous devons distinguer :
1° les vases moulés, où tout était moulé ensemble, la pièce et le décor; le pied, le rebord et les anses étaient seuls tournés à part et rapportés ensuite ; les exemplaires les mieux venus rentrent dans cette catégorie, et beaucoup de moules ont été rendus au jour;
2° les vases à reliefs d'applique, reliefs obtenus par de labarbotine ou poussière d'argile délayée dans l'eau; mais tantôt on modelait le décor à la main ou à l'ébauchoir, tantôt la barbotine était introduite dans les creux d'une estampille qu'on apposait sur la paroi
1. Terra sigillata, dans les Donner Jnhrbûcher, XGVI-XCVII (1895), p. 18-