Ihid.. I, p. »i i et suiv., pi. vim-mi
fragment donné à la fig. 645 ^. La fabrique disparaît ou cesse de compter sous le règne de Trajan. Une particularité qui lui est propre, ce sont les graffites tracés avec un stile sur des morceaux déjà cuits; on y lit des noms de vases et de fabricants, des indications de capacité ; ces débris seraient donc des pièces de comptabilité, un peu énigmatiques, rappelant néanmoins en quelque mesure les oslraka égyptiens.
Fig. 6i5. — Tesson de La Graufesenque, signé Mom{mo).
Dans une contrée voisine et vers le même temps, les ateliers de Montans (Tarn) fabriquaient des formes 30 et 37. Cette dernière était adoptée exclusivement dans ceux de Banassac (Lozère), qui développèrent un procédé de La Graufesenque : des formules simples, Are, Vale^ en petits caractères sur le fond intérieur, devinrent à Banassac de vraies légendes décoratives faisant extérieurement le tour de la panse; on y relève notamment des exclamations,* comme celle-ci (fig. 646) : Gabalibus féliciter'^ —
Fig. 646. — Vase à légende décorative.
Tethnique désigné une peuplade des Cévennes. Ces vases, datés de la fin du \^^ siècle, devaient être offerts en cadeaux.
1. D'après Dcchelette, ihid.^ I, p. 80, fig. 59. Liste des potiers connus de La Graufesenque, ibid., p. 79.