‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 2)Chapitre 334 sur 425 · D après Déchelette, ibitl.. II. pi. m · texte numérisé non relu

D après Déchelette, ibitl.. II. pi. m

porte la marque du potier. L'exemplaire ici reproduit (fig. 649) * Feprésenleuncitharède : « Sois vainqueur, Apollon, » lui crie Tassislance enthousiasmée.

III. — Ateliers seplenlrionaux. — De Gaule ont rayonné, non seulement les produits, mais les procédés techniques. Dans les régions rhénanes il se constitua des centres de fabrication très actifs, mais qui ne firent jamais que sur place, aux ateliers déjà étudiés, une véritable concurrence. La fabrique de Heddernheim, près Francfort, celle de Trêves (ou environs) 2, les officines secondaires d'Alsace ^ ne plaçaient leur marchandise que dans le voisinage. Plus renommées étaient celle de Westerndorf, dans la Bavière méridionale, et une autre à Rheinzabern, près de Spire, patiemment explorée par W. Ludowici ^*. En plein essor au 11® siècle, elles se aiirent à la remorque des ateliers de Lezoux. Aussi leurs vases ornementés sont presque tous du type 37 ou, plus rarement du 30; les vases unis affectent les formes 31, 32 ou 33. L'infériorité des :iins et des autres est manifeste vis-à-vis des modèles gaulois, tant pour la poterie même que pour le décor, dénué d'originalité et de goût; au lieu de varier les sujets, les céramistes répètent le même sur tout le pourtour. Deux noms se lisent parfois sur la même pièce; peut-être rapprochait-on ainsi le potier et Tornemaniste. Les marques de Cerialis et de Comitialis reviennent à satiété.

On a découvert dans le nord-est de la France, en Grande-Bretagne et le long du Khin, notamment à la Saalburg, des vases très particuliers, remontant aux ii^-iii® siècles et qu'on juge de provenance germanique. A côté de diverses sortes de cruches ou de ffacons, on distingue principalement une forme nouvelle, ventrue, étiquetée sous le n° 54. Tous ces articles ont ordinairement une couverte noire, sur laquelle sont peints en blanc les ornements; ceux-ci se réduisent presque uniquement à des inscriptions familières toujours dans le même esprit : Bibe ; Da viniun ; Beple, copo, da ; Beple me, copo^ meri. Ce sont là des œnochoés pour le peuple ^.

1. D'après Frœhner, Musîes de France, I, p. 54, pi. xiv, 3 (Déchelette, op. cU,, II, p. 293, fig. 103).

2. E. Fôlger, Die Bildevschusseln der oslgallischen sigillata-Mannfakturen, Bonn, 1913, 4°.

3. H. Forrer, Die rômischenTerra]sigillalci-Tôpfereien... in Elsass, Stuttgard, 1911, 8°.

4. Voir ses quatre rapports de fouilles : Stenipel-Namen, Stenipel-Bilder, Urnen-Griiber et Ziegel-Griiher, Rheinzabern, s. d., i°.

Page 1