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JEUX DU CIRQUE ET PE I.'aMPIIITIIEATRE
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<jrég-oire XVI des thermes de Garacalla au musée de Latran ^ ne •correspond plus, après restauration, à ce qu'il était dans le principe ; mais la disposition des images n'en faisait passans douteTintérêt capital; il tient aujourd'hui à la facture énergique, adéquateau sujet, qui rend moins sensibles les faiblesses inévitables d'un travail tardif (iii*'- IV® siècles) ; le fragment ici reproduit en donne une idée très suffisante (fîg. 408). Dans des rectangles inégaux se logent vingt figures en pied, vingt-six en buste, d'athlètes qui jouissaient alors à Rome des faveurs populaires; quelques-uns sont nommés par des inscriptions. Parmi les effigies entières se marque quelque variété : il y a des discoboles tenant leur instrument, des pugilistes armés du ceste ; un de ces colosses porte trois lances ; beaucoup se prévalent des distinctions obtenues, palmes ou couronnes. Les uns sont ^mberbes ; d'autres, moins jeunes, ont les joues couvertes d'un duvet. A côté de ces types nus, quelques personnages âgés, vêtus d'une tunique, dans lesquels on voit des dirigeants de gymnases. Avons-nous là des portraits véritables ? Il se peut, mais d'ailleurs, pour cette sorte d'hommes, le corps importe plus que le visage, et les muscles sont rendus avec beaucoup de vigueur et de sûreté.
Deux lutteurs aux prises revivent dans une mosaïque du prothyron des petits thermes de Pompéi ^ ; quant aux peintures, elles s'inspirent d'ouvrages de la statuaire, comme le discobole ou comme l'athlète qui va se frotter d'huile.
A Pompéi, un quartier était réservé aux gladiateurs. On a retrouvé dans leur caserne des échantillons de leurs armes professionnelles ; les mêmes armes étaient reproduites par la peinture sur les murailles, en manière de trophées; elles s'alignaient sur des bandes verticales descendant jusqu'au socle, dans une chambre où des tableaux rappelaient les exercices journaliers ; leur dégradation est presque totale. Sur le podium de l'amphithéâtre, on avait représenté les hommes s'équipant, en présence du chef qui, de sa baguette, marquait leurs places sur le sable ; l'un sonnait du cor, un autre prenait position de combat (Helbig, 151*2-1516) '^. Une peinture de même provenance, sans doute, faisait voir l'issue de la rencontre :