‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 111 sur 426 · LES CÉRÉMONIES DU CULTE · texte numérisé non relu

LES CÉRÉMONIES DU CULTE

- devaitempêcher que tout bruit extérieur de mauvais augure, capable

de vicier la cérémonie, n’arrivât à l'oreille du prêtre ; il jouait le même rôle que la flûte du {chicen, dont les accents étaient beaucoup moins destinés à soutenir la voix de l'offisiant qu'à couvrir les autres sons.

Nous avons également parlé, à propos des bas-reliefs religieux, des cortèges de fête, des processions et rappelé divers monuments où ils figurent. Il n'y a point été question des lectisternes, desquels il convient de dire quelques mots !. A certains jours, on offrait à des dieux ou à des déesses des repas solennels. On étendait sur des lits de parade, garnis de coussins (pulvinar), les divinités masculines, tandis que l'on asseyait sur des sièges les divinités féminines, les femmes, à Rome, ne se couchant pas pour manger comme leurs maris, du moins aux anciens temps ;

ces fêtes était l'epulum Jovis en l'honneur des divinités capitolines. Il ne faudrait pas croire, d’ailleurs, qu'on déplaçäât en pareil cas les statues établies dans les temples : il est plus naturel de supposer « qu'on mettait à table des images portatives,

soit de purs symboles, soit des mannequins drapés dans des ori-

Fig. 437. — Lectisterne.

peaux, auxquels il était loisible de donner des figures humaines »

- Quelques lampes nous fournissent de cette sorte de cérémonies des

représentations assez sommaires (fig. 437) * et probablement très conventionnelles. | Si les pompes religieuses étaient en usage dans la religion D (e Ù |

romaine, elles plaisaient particulièrement aux cultes. orien-

taux ; lorsque ceux-ci eurent pénétré dans le monde occidental, elles s'y ré andirent pareillement. Il est notable cependant que l'on ne possède pas de figurations même des plus célèbres. Ainsi,

1. Cf. Bouché-Leclercq, dans le Dict. des Ant., au mot Lectislernium. 2obbid.,IIF,-p:1011.

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