‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 144 sur 426 · Saglio, Dict. des Ant., fig · texte numérisé non relu

Saglio, Dict. des Ant., fig

2, Saglio, op. cit., fig. 3570. Voir.

aussi le second registre du basrelief (fig. 463). à 3. Salle des objets d'argent. 4 4. Bonne reproduction dans Gusman, Pompéi, p. 174etsuiv., et dans Saglio, op. cit., fig. 3574.

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AMPHITHÉATRE 219

On rattache à la gladiature, sous le nom de fesserae qladiatoriae, de petits monuments de forme caractéristique. Ce sont des bâtonnets en os ou en ivoire percés à leur extrémité d’un trou, par où passait un ruban, destiné à les porter suspendus au cou. Sur chacune des quatre faces était gravée une inscription ; on y lit le nom d’un personnage, généralement un esclave, le mot spectavit ou spectat écrit souvent en abrégé (SP), enfin une date indiquée par le jour, le mois et l’année consulaire. Les plus anciens remontent à l'époque de Sylla, les plus récents à celle de Domitien ; ils proviennent à peu près tous d'Italie. L'usage de ces petits monuments est tout à fait incertain. Les uns y voient des certificats de ‘congé donnés à des gladiateurs émérites, les autres des diplômes accordés à ceux que l’on chargeait non plus de combattre, mais de surveiller les exercices des recrues (speclalor). Assez récemment on a proposé d'y reconnaître des certificats destinés à des malades qui, étant venus consulter Esculape dans un temple, y auraient vu en songe la divinité et reçu ainsi d'elle une consultation !. |

2° Chasses ?. Sur le tombeau d'Umbricius Scaurus (fig. 463) aussi bien que sur le vase de Colchester reproduit plus haut (fig. 468) nous voyons représentés, à côté des gladiateurs, des animaux et des bestiaires; c’est qu’en effet les Romains se plaisaient autant à regarder des chasses que des combats sanglants. Les venationes eurent lieu au cirque jusqu'à la fin de la République ; sous l'Empire elles se donnèrent plus souvent dans lamphithéâtre ; à cette époque un spectacle (munus gladiatorium) normal <omprenait une venalio.

Les animaux qui y figuraient étaient soit des animaux féroces (besliae dentatae), sangliers, ours, panthères, lions, etce., soit des herbivores (herbaticae). Tantôt on les faisait attaquer par des chasseurs exercés, armés de javelots, de lances ou d’épées, qui les frappaient de loin ou de près; c’étaient, comme les gladiateurs, des gens de métier, formés dans des écoles; certains poussaient même l'habileté jusqu’à faire des acrobaties en face de leurs futures victimes et à jouer avec eux, avant de les frapper *. Tantôt le spectacle consistait en combats entre les animaux eux-mêmes ; on

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