‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 15 sur 426 · E. Raehlmann, Rôm. Mitth., XX1IX (1914), p · texte numérisé non relu

E. Raehlmann, Rôm. Mitth., XX1IX (1914), p

4. Cf. A. P. Laurie, Greek and Roman Methods of painting. Cambridge, 1910, 8°. Voir les analyses résumées dans Flinders Petrie, Hawara, Londres, 1889, 4°, p. 11; N. Spiegel, Blätter für das bayer. Gymnasial-Schulwesen, XLI (1905), p. 433 et suiv.

3. Notions techniques développées d’abord dans le mémoire d'O. Donner von Richter (peintre de son état, qui a étudié sur place les monuments pompéiens), Abhandlung über die erhaltenen antiken Wandmalereien in techni-

scher Beziehung untersucht und beurtheilt, en tête des Wandgemälde de Hel-

big. Ajouter H. Cros et Ch. Henry, L'encauslique el les autres procédés de peinture chez les anciens, Paris, 1881, 8°, ouvrage d’excellents techniciens. Un autre peintre, Ernst Berger, a contesté les conclusions de Donner : Bei-

LA träge zur Entwickelungsgeschichte der Maltechnik, dans les Technische Mil-

theilungen für Malerei, d'Ad. W. Keim, Munich, 1893-94 (avec controverses).

” Donner a critiqué ce travail (même revue, 1903). Réplique de Berger, Beiträge,

‘la peinture à la détrempe et la peunture à l'encaustique, sans parler d'une combinaison des deux dernières, dite détrempe cirée ou à cire brûlée.

A. — La peinture à fresque (al fresco, disent les Italiens), s'exécute, comme son nom l'indique, sur l'enduit encore frais d’une muraille. Elle n’emploie que des couleurs délayées dans l’eau et de nature minérale : la chaux de l’enduit attaquerait, et noircirait en les décomposant, toutes matières organiques, couleurs ou liaisons, d'origine animale ou végétale. La liberté du peintre est ainsi fort limitée ; en revanche, la chaux sert de fixateur aux tons déposés par le pinceau : elle projette un hydrate qui, au contact de l'air,

se combine avec son acide carbonique et crée peu à peu, sur tout.

le champ, une mince et transparente pellicule de carbonate, glacis assez dur pour résister à un lavage et aux effets des intempéries !. Des critiques pointilleux ? ont bien affirmé, à la suite de recherches microchimiques, qu'on rencontrait presque sans exception, dans les peintures murales, des parcelles organiques ; mais celles-ci sont en quantités si minimes que leur influence est négligeable ; on

n'a pas dû les introduire volontairement ; elles se seront trouvées

à l'état naturel dans l’eau ou dans le sable.

Ce procédé existait dès l’époque égéenne ; on l'utilisa de très bonne heure en Italie : d'anciennes peintures qu on admirait au 1 siècle de notre ère, selon Pline, dans de vieux temples du Latium, à Ardée et Lanuvium, étaient certainement des fresques, qui avaient gardé leur fraîcheur malgré la disparition des toitures et les accidents atmosphériques qui en pouvaient résulter.

Les peintures campaniennes et celles qu’on a retrouvées à Rome relèvent essentiellement de la technique à fresque; Mazois l'avait aussitôt pressent: ; Donner confirma cette vue, ayant expérimenté

I-II. Folge, Munich, 1904, 8°. Résumé des idées de Berger, par H. Blümner, dans les Neue Jahrbücher für das klass. Altertum, 1905, I, p. 202-219 ; confirmation de Donner par F. Gerlich, chid., 1908, I, p: 127-147; examen par un troisième peintre, O. Breitschedel, Zur Technik der rômisch. pompejan. Wandmalerei, Munich, 1911, 8. G. Perrot, op. cit., p. 187 et suiv., approuve Donner. Pour les fresques catacombales, plus haut, p. 11, note 5. Tout cela concerne la peinture murale. Pour les portraits sur bois, étude récente d'Ad. Reinach (Rev. arch., 1914, IT, p. 32-53: 1915, II, p. 1-36), qui utilise

notamment la Préface de Donner au Catalogue de la Collection Graf, Paris,

1890 ; Flinders Petrie, op. cit., et Edgar (cf. notre t. I, p. 533, note 1).

Page 1