HUILE
campagnes africaines nous fournissent sur la question des renseignements précieux.
La partie de la villa de Boscoreale qui était aménagée pour la fabrication de l'huile se composait de deux pièces juxtaposées, formant un tout. Elles portent les lettres X et Y dans le plan donné
par nous à la fig. 160. Chacune d'elles avait sa destination parti-
culière, qui correspondait aux deux phases de la manipulation. Le traitement de l’olive comportait en effet un décorticage et un pressage. Le décorticage était rendu nécessaire par la présence au centre du fruit d’un noyau au goût âpre qu'il fallait se garder d'écraser pour conserver au liquide toute sa saveur; de plus la
. pulpe elle-même contenait un principe amer (amurca) que l’on utilisait surtout comme engrais. On commençait donc par soumettre
le fruit à un frottement qui le désagrégeait : on le versait dans une cuve où l'on faisait tourner un ou plusieurs disques de pierre. L'appareil le plus simple est celui que montre un sarcophage
d'Arles ! : c'est une meule, en forme de roue, montée sur un essieu
« lui-même relié à un arbre vertical, maintenu d’un côté par la cuve, de l’autre par un collier. Une barre horizontale, actionnée
Fig. 490. — Moulin à olives.
à par deux petits personnages, fait tourner l'arbre et la meule ».
Ce décortiqueur (trapetum) avait été perfectionné : la formule du dernier modèle a été donnée par Caton et les trouvailles, notam-
ment celle de la villa de Boscoreale (fig. 490), confirment plei- … nement la description de cet auteur. Il était fait d’une base carrée, …. en maçonnerie où s'encastrait une cuve hémisphérique (mor-