CUIRASSE
Enfin la crista, au lieu d’être dirigée d’arrière en avant, vers le
» front, pouvait être disposée de gauche à droite, courant d’une tempe à l’autre. Végèce affirme en deux endroits que les centurions portaient des crislae transversae, couleur blanc d'argent, pour se faire reconnaître plus aisément de leurs hommes (voir notre fig. 542, 2),
S IL — Currasse !.
La cuirasse que les soldats romains portaient à l'époque républicaine nous est mal connue ; on a dit, à cause de la formation même du mot lorica, que ce devait être une cotte faite d’une série de
- lanières de cuir découpées se superposant l’une à l’autre. Polybe ? - nous apprend que, de son temps, les légionnaires complétaient - leurs armes défensives par une plaque d’airain de la largeur d’un - empan (0 m. 23), en tous sens, « qu'ils mettaient sur la poitrine et nommaient xæodtowuhxz » ; elle était fixée d’une façon quelconque au vêtement. Il ajoute que ceux qui possédaient plus de mille drachmes s'entouraient le corps d'une cotte de mailles. C’est ainsi que se … présentent à nous les soldats figurés sur les rares monuments que . nous avons gardés de l'époque républicaine, le tombeau des Jules, autant qu'on peut en juger en l’état actuel du monument, et surtout l'autel d'Ahenobarbus (fig. 526,1).
Pour la période impériale nous sommes bien renseignés.
3 La lorica de cuir était encore usitée à cette époque ; on la voit sur la colonne Trajane portée par les auxiliaires et certains cava-
liers : elle offre l'apparence d'une cotte unie, avec échancrures sur | à les épaules et à la hauteur du ventre. Mais on rencontre sur les
… monuments honorifiques ou funéraires d’autres sortes de cuirasses. % La première a été désignée par les modernes, faute de dénomi- - nation ancienne, sous le nom de lorica segmentala. Les représen- - lations des colonnes Trajane et Aurélienne, comme aussi des 1 } découvertes heureuses faites dans les ruines des camps romains, “tout spécialement à l'emplacement de l’ancienne ville de Carnun-
É tum *, permettent de se rendre compte assez exactement de la D'
". Cf. Saglio, Dict. des Ant., II, p. 1314 et suiv., au mot Lorica; von » Groller, Der rôm. Limes in Oesterreich, I1,5p.185.el suty: