DUT
‘Fig. 552. — Machines de guerre.
tendues à l'aide d’un instrument appelé évrévov, Jusqu'à ce qu’elles
résonnassent à l'unisson. Entre les faisceaux de cordes on faisait :
entrer de vive force, de chaque côté, un bras droit en bois non flexible qui, à l’état de repos, se tenait contre les montants de la
caisse. Ces deux bras étaient reliés à leur extrémité par une corde,
que l’on tirait au moyen d'un treuil placé au bas de la rainure contenant le projéctile !. »
On peut diviser les formenta en deux classes, suivant qu'ils
servaient à envoyer des flèches ou des pierres. Dans la première se placent la catapulte et le scorpion, dans la seconde la 1e et l’onagre. à À
La catapulte lançait des traits au une trajectoire presque
droite. La rainure destinée à les recevoir et à les guider y était dis-
posée presque horizontalement, La représentation que nous en donnons ici (fig. 592, 1 et 1 bis) reproduit un modèle du musée de Saint-Germain, Poe jadis par ordre de Napoléon HI: On en a tenté plus récemment en Allemagne ? une nouvelle reconslitution, qui ne diffère de celle-ci que par les détails *.
La baliats destinée à envoyer des pierres ou de grosses poutres
de bois, diffère de la catapulte en ce que la pièce à rainure se tenait, non plus horizontale, mais appuyée à sa partie inférieure contre lé sol, avec lequel elle formait un angle de 45 degrés. La corde de tension y était remplacée par une sangle, assez large pour saisir les pierres et les projeter sans les laisser glisser. La rainure avait aussi, naturellement, beaucoup plus d'importance. Un relief de la colonne Trajane nous montre une balliste ou une catapulte, disposée sur un caisson attelé, qui la transporte en campagne à l'endroit où on doit la mettre en batterie *. 7
Le scorpion, d'après Vitruve, serait une catapulte 5; d’autres donnent ce nom à des ballistes s. |
Les écrivains du 1v° siècle mentionnent encore une autre machine: ui paraît dater de cette époque et qu'ils nomment onagre ou.