D'après Saglio, 1hid., fig
À k : À “ > * “# 404 IX, LE COSTUME CIVIL ET SES ACCESSOIRES
circonvolutions, et il arrive que la queue soit remplacée par une seconde tête qui vient s'affronter avec la première, en laissant un léger intervalle (fig. 592,2) 1. A la fin du Haut-Empire se marque une prédilection pour les gros fils de métal qui s'enroulent ensemble en hélice autour d’un fil central (Marshall,-pl. Lxiv-1xv) ; le raccord entre les deux extrémités se fait de plusieurs manières, par des anneaux, crochets, disques, têtes d'animaux, ou par une grosse gemme. Des médailles furent enchâssées dans un bracelet (fig. 596) ?, comme elles étaient rapportées sur un collier.
Les dimensions de certains bracelets prouvent qu'ils étaient pas toujours fixés au poignet comme denotre temps, mais parfois au delà du coude. Les Romains semblent avoir renoncé à l'usage grec des anneaux au-dessous du genou, et peut-être même à ceux quise mettaient aux chevilles DER TESS |
La fibule, fibula #, qui correspond en somme à nos « épingles de nourrice », a trouvé dans le monde antique, où l’on portait tant de vêtements non ajustés, un emploi extrêmement étendu. Elle sert à agrafer les effets de dessus, excepté la toge, simplement drapée. Elle s'offre en cadeau aux hommes et, aux femmes, ou bien aux militaires pour leur manteau, et, afin de joindre le luxe à l'utilité, on en fait en or, en argent, en y joignant parfois des pierreries, ou encore, élégance plus accessible, une. inscription encourageante, une exhortation, un mot de bon augure. On distingue dans la fibule l'arc et l'ardillon ; le point où le second se rattache au premier, par une charnière ou un ressort, est la (éle; celui où l'épingle s'engage dans l'arrêt, gorge ou plaque, s'appelle le pied.
Les collections de fibules sont nombreuses, mais surtout dans les régions où les œuvres de grand art ne pullulaient pas et où, par suite, l'intérêt attaché à ces objets de mérite secondaire, accru par comparaison, a stimulé l’ardeur à les recueillir ; la plupart proviennent des vallées rhénane et danubienne. Les fibules romaines proprement dites se relient surtout au type de la Tène (deuxième : âge du fer), sauf que la tête est enveloppée par un appendice et qu'une plaque sert d'arrêt à l’ardillon, au lieu d’une simple courbure du pied de l’arc (fig. 597, 1) ‘. On retrouve souvent aussi à la*
1. D'après Marshall, pl. xt, n° 2789 ; voir encore 2782,/et Fontenay, op. eil., p. 277: | 2. D’après Saglio, loc. cil., fig. 534.
8. S. Reinach, au mot Fibuls dans Saglio, Dict. des Ant. 4. D'après Marshall, pl. zxvu, n° 2836 (Ravennél
tête ce ressort bilatéral à nombreux enroulements qui caractérise
le type dit « en arbalète » (fig. 597, 2) !, lequel se répand toujours
davantage, à partir du n° siècle, dans les contrées du Nord; il se < signale encore par un arc très convexe, un appendice droit et
allongé et une très petite plaque d'arrêt. Plus au Sud se rencontre … davantage la fibule cruciforme à charnière, où le fil enroulé en —…. spirale est remplacé par unesimple tige ; les extrémités de l'arc et de la crossette sont généralement ornées de boutons.
Tels sont les types les plus fréquents, mais les variétés sont presque innombrables, ainsi que les modes de décoration dans le détail; beaucoup a lioent des corps ou des têtes d'animaux. — Le musée de Mayence possède une nombreuse série de fibules où se manifestent des imitations encore plus fantaisistes : citons des ….haches, des pinces, des vases, des trompettes, des miroirs, des san- …—dales et jusqu'à des poêles à frire ?. C’est en définitive, au moins autant que la forme de l’objet, son style décoratif qui met sur la Le voie d'une datation un peu approximative.
— Nous venons de parler de la fibule proprement dite. Le même à nom, d'autre part, désignait en latin ce Ge snns appelons ‘une boucle (fig. 598) 3, et qui s’employait même pour les vêtements pus | civils, et aussi la broche, où l'arc disparaît complètement, pour être Done par un disque, plein ou évidé, une rosace, des cercles Juxta- — posés, une plaque en forme de croix, etc. Iei également la fantaisie . des fabricants s'est donné libre ; jeu, mais dans bien des cas ilsse
F 1 U S Fig. 597. — Fibules : te au type de la Tène ; 2, en arbalète. an,
Dr 1. D'après Marschall, p. 335, n° 2819, fig. 92. A — 2. Lindenschmit, Allerthümer, IV, pl. 1x.
à. D'après Saglio, Dict. des Ant., fig. 3030.
sont contentés de prendre pour disque la médaille du souverain régnant, plus ou moins richement enchâssée. ‘
Rappelons enfin que la mode des fibules à pendeloques n’a pas cessé à l’époque impériale ; on aimait au contraire à laisser ballotter de grosses verroteries, comme le montre un exemplaire d'Herculanum au musée de Naples (fig. 599) 1. |
Fig. 598. — Boucle de ceinture.
Fig. 600. — Épingles de coiffures.
Quelques broches servaient peut-être, non pas à fixer des
# étoffes, mais à embellir des chevelures féminines; pourtant ce rôle était dévolu plutôt aux aiguilles. L’aiguille, acus ?, dite quelquefois discriminalis parce qu'elle sert à partager les cheveux en plusieurs nattes, a aussi pour objet de consolider les coiffures com= pliquées, dont l’échafaudage se dresse au sommet ou à l'arrière de
la tête. Il convient donc qu'elle soit artistique et de riche matière; notamment en oret en argent ; d’autres sont en ivoire (fig. 600) 5. Un certain nombre de ces objets ont été retrouvés à Pompéi * : la
. D'après Saglio, Dict. des Ant., fig. 3026.
. Saglio, op. cil., au mot; voir fig. 103, ibid.
. D'après le Guide to Greek and Roman Life, p. 140, fig. 131. De . Mau, Pompei, p. 400, fig. 229; Baumeister, Denkmäler, 11, p. 1005, 1212. É