LANTERNES
- pour éclairer les noctambulules, elle est souvent aux mains de leurs esclaves. (fig. 298). Nous savons par les auteurs qu'on employait, comme matières translucides, les peaux, les toiles huilées, des vessies tendues, tardivement le verre, et surtout la corne qui ne s’enflamme pas.
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Fig, 666. — Lanterne de bronze (Italie).
Les types romains du début répètent les formes hellénistiques. … Les uns sont cylindriques, surmontés d’une anse à étrier, et plus …. souvent d'un dôme; d’autres sont prismatiques, à base rectangu- . laire, avec un toit en pyramide. Des exemplaires d'Égypte, de
basse époque, présentent un couronnemment en tronc de cône ; … sur le côté s'ouvre une porte pour l'introduction de la lampe ; des 4 œillets donnent passage aux fils de suspension. Ces derniers spé- ciméns, vestiges du culte des ancêtres, sont en réalité des semblants de lanternes offerts au mort. Mais en outre, dansla région du Nil, persista jusqu’au delà de l'époque romaine un type de poterie
perforée, fort utile pour protéger les lumières qu'exigeait la dévotion aux tombeaux. Ces pièces d'argile, faites au tour, ont la forme d’un cylindre ou d'un four, d'un seau à anse, avec un pied, une porte mobile ou une simple ouverture et, un peu partout, des quantités de trous trop petits pour laisser les souffles aériens éteindre la flamme, suffisants pour permettre un certain raÿonnement de la clarté et l’échappement de la fumée !. ;
Sous l’Empire, on usait communément d’un type de lanterne
dont il nous reste de nombreux exemplaires de toute origine, une
vingtaine rien qu'au musée de Naples. Le corps de celle que nous reproduisons (fig. 666) ? ne comprend plus que le disque inférieur, portant sur des pieds bas, les deux supports verticaux et le cercle supérieur. Sur ce cercle pose librement le couvercle, percé de trous pour la ventilation; il dessine une coupole assez aplatie — d’autres exemplaires en présentent une moins surbaissée, ou au
contraire davantage — ; un anneau est adapté à son sommet ; deux.
autres, opposés diamétralement, s’insèrent dans le haut des montants verticaux ; deux chaînettes passent dans les anneaux du pour-
tour ; une troisième est fixée à l'anneau supérieur ; deux anses. presque identiques sont superposées. Pour ouvrir la lanterne, on. soulève l’anse d'en haut, qui tire la chaîne centrale; quand Ia lan-.
terne est refermée, on tient les deux anses dans la main. Sur le
couvercle est l'inscription en pointillé TIBVRTI CATIS, difficile à. interpréter; on peut hésiter entre la mention du fabricant et celle .
du propriétaire. Le brûleur a en son milieu une tubulure,où se
loge la mèche et où pénètre le suif par une fente, au fur et à mesure de la fusion. Un petit éteignoiïr en demi-sphère, à manche … courbe, 4 été retrouvé dans un exemplaire d'Herculanum. Il est. probable que ces lanternes métalliques furent exécutées à Capoue. | entre les années 50et 150 environ. Elles constituent un type. pro-.
prement italique, qui a prévalu, excepté en Égypte, sur les modèles : hellénistiques à quatre faces.
Ce dernier pays, où la fabricatiou des figurines de terre cuite | a duré plus longtemps qu'ailleurs, présente cette particularité que M
la lampe funéraire, ou offerte en ex-voto, n'est pas seulement pla- | |
cée auprès du tombeau ou de l'image vénérée ; on l'introduit dans. une lanterne *, qui figure elle-même, à l’occasion, soit le défunt,
1. Lôschcke, ibid. fig. 6 ; cf. Walters, op. cit., p. 227, fig. 352, n° 1511.
2. D'après le Mus. Borb. Vi) phat. Une autre d'Algérie : Rouquette, Recueil | de Constantine, XXXIX (1905). p. 229-238.