‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 335 sur 426 · D'après Saglio, op. cuit., fig · texte numérisé non relu

D'après Saglio, op. cuit., fig

joue un camille auprès de Marc Aurèle sacrifiant, dans un relief du- Palais des Conservateurs (fig. 436). Une variante est le plagiaule, chalumeau teñu transversalement (fig. 690) ! ; l'anche est implantée, non dans l'orifice supérieur du tuyau, qui reste alors bouché, mais à quelque distancé, dans un petit tube latéral et | oblique. La CRAPIsee {tibia avec poche à air, né se reconnaît . sûrement qu'à travers les textes. |

Le chalumeau était très à la mode sous l'Empire ; les riches par- Seuliers avaient plaisir à s'y adonner. On en jouait en toutes sortes \ d'occasions : au théâtre, dans les jeux, les banquets et mascarades, les fêtes nuptiales et les funérailles ; il avait un rôle essentiel dans les sacrifices. De là surtout, Drobabletents son discrédit auprès des chrétiens : plus que tout autre instrument, il évoquait les superstitions du paganisme ; passé le v° siècle il n “est plus question de lui. ù

La classe des cuivres, comme on dit aujourd'hui, se compose … essentiellement des instruments de musique militaires, qui ont été étudiés plus haut (p. 350). |

Mentionnons encore la trompe ?, faile originairement d'un « coquillage, souvent d'une corne, avec laquelle bouviers et porchers rappelaient leurs bestiaux, et également employée par les gens de mer. |

Ne [' \

S III, — /ns{ruments à percussion.

La série en est bien. moins importante que de nos jours. Et lon pourrait dire qu'ils produisent moins de son que de bruit, rythmé il est vrai. Les cymbales ? (fig. 438) sont venues d'Orient : avec les cultes orgiastiques ; dans le monde romain elles n’ont plus M Ja même signification religieuse : devins, danseuses, courtisanes les M entrechoquent, non pour en tirer des effets de timbre, simplement pour produire une excitation, pour étourdir. Aussi leur forme importait peu et il s’en faisait de très diverses : dans les peintures, elles sont tantôt plates, à peine bombées, tantôt en hémisphère, «

1. Helbig, Wandgemälde, 760 ; Saglio, op. cit., fig. 6968. Plagiaule du Bri-. tish Museum : Guide to Greek and Roman Life, p. 220; fig. 230. 4 2. Saglio, Dict, des Ant., au mot Bucina ; Espérandieu, Bas-reliefs, I, n° 807.

3. Ed. Pottier, au mot Cymbalum, dans Saglio, op. cit., fig. 2266-2267 ; = S'"Reinach, RÉGeFS: III, p. 182, 3; 207, 1; Stuart Jones, Museo Capitolino,. pl. xxxiv a.

—— | À ue

ee

ais

panon s'emploie également au théâtre dans les

. INSTRUMENTS À PERCUSSION RTE

avec un étroit rebord plat ; du centre part un lien qui les rattache l’une à l’autre et par lequel on les saisit (fig. 432 et 688). Des crotales ! on en peut dire à peu près autant ; les femmes

surtout s’en servent, pour marquer Le pas de leurs danses. Il en esf

de toutes matières : terre cuite, bronze, bois (buis ou roseau), ef de toutes formes, allongées en lamelles où rondes comme les castagnettes des Espagnols ; elles sont, en ce dernier cas, retenues par une courroie passée au poignet.

Le tambourin, tympanum ?, fait d'une peau tendue sur un cercle de bois ou de métal, a une origine orientale, probablement chal-

déenne; c'estencore un élément rituel des cultes orgiastiques (Cybèle,

Bacchus) et l’ancêtre manifeste de notre « tambour de Basque » ; les grelots, à vrai dire, ne sont pas toujours indiqués ; on en voit six, nettement marqués, dans un relief Campana (fig. 691) *, Le tym-

scènes de comédie et il a quelquefois alors d'énormes dimensions, comme dans la célèbre mosaïque de Sosias,

Les instruments du genre crécelle n'ont rien à yoir avec le rythme : c’est ce qu'on peut affirmer de cer-

.tains jouets d'enfants et de divers accessoires de Fig. 691. Joueuse de tam-

| culte, de nature apotropaique, comme le sistre aux OETN

mains d'Isis (fig. 220), ainsi que des objets formés de deux disques de bronze mobiles réunis entre eux par des annelets faisant office de grelots ?

En somme, comparé au nôtre, le matériel te des anciens resta extrêmement pauvre ; il est peu de domaines où leur activité ait réalisé moins de découvertes. Un orchestre, chez eux, se réduit à rien: celui que constitue un groupe d'enfants sur un sarco-

…. phage * comprend syrinx, double flûte, cymbales et crotales ; sou-

vent il n'y a que lyre et fibra F, ou encore flûte et tambourin ?.

1. E. Fernique, au mot Crotalum, dans Saglio, op. cit. Cf. le vase Borghèse

: du Louvre: S. Reinach, Sculpture, I, p. 29.

2, Ch. Avezou, au mot, dans Saglio, Dict. des Ant. Voir notre fig. 432. 3. Scène d'initiation : S. Reinach, Reliefs, Il, p.287, 1. Cf. Herrmann, Male-

1 rei, pl. XXXIv, 1.

Page 1