‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 44 sur 426 · Saglio, Dict. des Ant., fig · texte numérisé non relu

Saglio, Dict. des Ant., fig

que traînent deux dauphins (fig. 385) ! ; où évolue ce groupe ? …. Sur l'eau, sur le sol, dans les airs ? On ne sait et il n'importe ; rien “ne précise le milieu ; les rênes elles-mêmes, aux courbes fantai- “sistes, obéissent à la brise plus qu'à la main du conducteur. Nous retrouvons les jeux du cirque, où les coursiers, cette fois, sont des gazelles ou des antilopes ?, dont les Jambes graciles s’harmonisent « aux formes ténues des roues et des essieux. Généralement, comme chez les Vettn, où abondaïient ces jolies scènes, les fonds sont d’un

Fig. 385. — Éros traîné par des dauphins.

ne:

fon noir lustré, qui fait ressortir à merveille les carnations enfan- 4 tines et la diserète finesse des motifs. Toute la faune, réelle ou & fantastique, livre aux Éros des bêtes de trait ou des montures : on y voit défiler : les chevaux ou les tigres de mer, les poulains ; véritables, les chèvres, les lions, les griffons, les oies et les cygnes, | les centaures, les langoustes, les crabes $ ; parfois les SANS eux- 4 mêmes s’attellent au timon.

È Dans l'exercice des métiers ils ne sont pas moins dote une

sorte de gravité attentive s'allie à leur grâce mutine. On avait peu -

1. D'après Thédenat, Pompéi, I, p. 126, fig. 81. % 2. Ibid., p. 127, fig. 89 : Mon. Pomp., xxvin; Sogliano, Vettüi, fig. 50 ; Herr- . mann, VAR Pl LXx0Ir.

8. Thédenat, tbid., I, p.127, fig. 83 ;: Sogliano, Vetti, Gg. 5.

Fig. 386. — Eros orfèvres (Cliché Brogi).

d'exemples de ce genre de scènes — Eros cordonniers, menuisiers, fondeurs, fleuristes ! (Helbig, 804-806; Sogliano, 364) — quand la demeure retrouvée des Vettii allongea la liste 2. Regardons (fig. 386) 3 les lutins pratiquant un art pour petits doigts, l’orfèvrerie.

D'abord, sur une enclume déjà minuscule, ils forgent le métal doré, encore en barre ; sur une autre plus petite, à peine perceptible, l'ouvrier qualifié donne la forme dernière à quelque parure, qu'il frappe d’un marteau plus fin qu'aucun

jouet d'enfant; derrière lui,

son compagnon, protégé par un tablier de cuir, prend au foyer un tison avec des pinces et va opérer quelque soudure ; un dernier, debout, parachève :

un vase dont il cisèle le pourtour. Au centre du magasin esl le comptoir, surmonté d’une vitrine à trois tiroirs et de deux balances, dont une pour les pesées de précision, une troisième est aux mains du maître bijoutier qui, devant Psyché, sa cliente, paraît estimer un article à son poids.

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