‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 81 sur 426 · UD NT · texte numérisé non relu

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Grégoire XVI des thermes de Caracalla au musée de Latran ! ne correspond plus, après restauration, à ce qu'il était dans le principe ; mais la disposition des images n’en faisait passans doute l'intérêt capital ;il tient aujourd’hui à la facture énergique, adéquateau sujet, qui: rend moins sensibles les faiblesses inévitables d’un travail tardif (= axv° siècles) ; le fragment ici reproduit en donne une idée très suffisante (fig. 408). Dans des rectangles inégaux se logent vingt. figures en pied, vingt-six en buste, d'athlètes qui jouissaient alors à | Rome des faveurs populaires ; quelques-uns sont nommés par des inscriptions. Parmi les effigies entières se marque quelque variété : il y a des discoboles tenant leur instrument, des pugilistes armés du ceste ; un de ces colosses porte trois lances ; beaucoup se prévalent des distinctions obtenues, palmes ou couronnes. Les uns sont imberbes ; d’autres, moins jeunes, ont les joues couvertes d'un duvet. À côté de ces types nus, quelques personnages âgés, vêtus d’une tunique, dans lesquels on voit des dirigeants de gymnases. Avons-nous là des portraits véritables ? Il se peut, mais d’ailleurs, pour cette sorte d'hommes, le corps importe plus que le visage, et les muscles sont rendus avec beaucoup de vigueur et de sûreté. ‘ :

Deux lutteurs aux prises revivent dans une mosaïque du prothyron des petits thermes de Pompéi ? ; quant aux peintures, elles s’inspirent d'ouvrages de la statuaire, comme le discobole ou comme l’athlète qui va se frotter d'huile.

A Pompéi, un quartier était réservé aux gladiateurs. On a retrouvé dans leur caserne des échantillons de leurs armes professionnelles ; les mêmes armes étaient reproduites par la peinture sur les murailles, en manière de trophées ; elles s’alignaient sur des bandes verticales descendant jusqu'au socle, dans une chambre où des

tableaux rappelaient les exercices journaliers ; leur dégradation

est presque totale. Sur le podium de l’amphithéâtre, on avait représenté les hommes s’équipant, en présence du chef qui, de sa baguette, marquait leurs places sur le sable ; l’un sonnait du cor, un autre prenait position de combat {(Helbig, 1512-1516) ?. Une peinture de même provenance, sans doute, faisait voir l'issue de la rencontre :

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