‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 14 sur 509 · GALLICANO ET VETERE COS PEG · texte numérisé non relu

GALLICANO ET VETERE COS PEG

Imp(eratoris) Antonini Aug[usti) PU d[omiin) ; n[umero) D... ; ofificina Agn'pp ae ; GaUicano et Velere co(n)s(ulihus) ; P E G ?

c> Garrière de Svnnada Dubois, u" 'H)'2 .

IMP ANTO II II ET m A\'REL GAES II GOS LOGO CGGXXXIII REPR OFF PELA

Imp{eralore Anlo{nino) III I et [M. Aurel{io) Caes{are) II co{n)s{ulibiis) ; loco CCCXXXIII : reprohnlum : offîicina) Pela{gi).

d) Garrière de Paros Dubois, n" '2b'}.

R A\'GVRIN GOS 1 GDXGVI

IheciKjnitiim ; Aiujurin o) co{n)s{ule) ; l{oco) CDXCVI.

D autres t'ois, au lieu de «graver ou de peindre une inscription sur la surface du bloc, on v ménageait un trou dans lequel on coulait un cachet de plomb. Ges plombs ' représentaient généralement un aigle, une Victoire, une tête d'empereur accompagnée de ses noms; ils indiquaient que le morceau provenait de carrières appartenant à l'empereur ; quelques-uns portaient des lettres donnant des indications analogues à celles dont il a été question plus haut.

sj III . — /,/< brique .

Les Romains ont connu deux sortes de briques, les briques crues [laleres] et les bri((ues cuites [teslae] ^.

1. Dubois, l-'AiiiU' sur les currières romaines, p. l.'iO. ii"" f)"! et siiiv.

2. Hliimiier, Terhualniiie, II, p. 21; Manjuarill. Vie /.rirre, II. p. .'MK ; Durm, Haiikiinst lier Hiiiner, p. 183 et suiv.

La brique crue est la plus ancienne, ia seule qui ait été employée couramment jusqu'à la fin de l'époque républicaine ; c'est celle dont parle surtout \'itruve dans son traité '. Elle avait l'avantage de se fabriquer aisément, étant seulement séchée au soleil, mais l'inconvénient de se déliter à l'humidité, notamment lors des inondations du Tibre "-.

La brique cuite ne fit guère son apparition qu'a l'époque de Svlla; elle entra lentement dans l'usage ; à l'époque impériale on n'en fabriquait plus d'autre.

Vitruve ^ et Pline ^ nous disent qu'il existait des briques de trois dimensions : un genre qui s'appelait lydien, celui dont se servaient surtout les Romains, long d'un pied et demi (0 "■ 44"2 i, large d'un pied (0" "295 ) ; etdeux autres, types usités en Grèce, \e pentnduron ''b palmes X 3 palmes = 0 "^ 365 X 0 '"365) et le tetradoron (4 palmes X 4 palmes = 0 " 292 x 0'»292i. Ailleurs Vitruve mentionne les briques I)ipedales •', les bessales et les semilateria ''.

L'examen des briques de Rome et de l'Italie a amené ^L Dressel à établir que l'on trouve dans les restes des édifices des briques hipedales de 0 '" 60 X 0 ■" 60 environ, sesquipcdales de 0 "' 45 X 0 '" 45 environ, si la brique est carrée et non rectangulaire ; des bessales de 0 '" 22 X 0 "' 22, employées surtout pour les piliers d'hypocaustes ; des pédales de 0 '"40x0 "'405 : pentadoron) et de 0 "" 29 X 0 '"29 [letradoronj. Mais ces dimensions sont loin d'être constantes ; on rencontre des briques qui mesurent 0 •" 60 X

0 ■» 52 ; 0 •" 595 X 0 "' 465 ; 0 "' 585 X 0 "' 405 ; 0 '" 55 X 56. etc. ".

Les seniilaleria de \'itruve sont sans doute représentés par les petites briques triangulaires, fréquentes dans les murs de

1 époque impériale à Rome.

En outre on fabriquait des briques circulaires pour la coustruction des piliers.

Si les dimensions données par \'itru\ e ne sonl pas toujours observées exactement dans la ca|Mtale el en Italie, à plus forte raison en

Page 1