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CHAPITRE XIV

SoMMAiKE. — I. La maison romaine primitive. — II. Maison giéco-romaine — III. Entrée. — IV. Atrium. — V. Tahlinuni, Alae. — VI. Péristyle. — VII. Chambres à coucher. — VIII. Salies à manger. — IX. Cuisine et latrines. — X. Jardin. — XL Maisons à loyer. — XII. Palais. — XIII. Maisons de province.

Les habitations primitives des Romains ou, du moins, de

ancêtres, sont représentées pour nous

par les urnes cinéraires, imitations de

cabanes, qui ont été rencontrées en

assez grand nombre dans les nécropoles

des monts Albains et du forum romain.

Quelques-unes montrent très nettement

les détails du toit, des ouvertures, de

la porte. Il est inutile de dire que l'on

n'a retrouvé sur le terrain que des

restes très rudimentaires de ce i^enre ^^'-.'".T '"^ '-"^^"

~ inntanl les cabanes

d'habitations (fig-. 142. romaines.

rau'o pré-

sj I'' . — La niaison romaine priimlive.

La maison de l'époque historique fut d'abord une maison à la mode étrusque ; et c'est encore aux urnes des nécropoles qu'il faut en demander le modèle. Cette fois nous sommes en présence d'une construction rectangulaire avec un toit qui déborde largement sur toutes les faces, avec plusieurs portes d'entrée, avec un jour

\. Marquardl. Lu vi<; privée des Romuins. I, p. "J.M et suiv. : ("luhl et Konei-, l.;i vie Hiiliqtie, II, p. 93 etsuiv. ; Monceaux, dans le Dicl. des Ant. de Saglio, au mot Domus :Ch. Garnicr et A. Ammann, L'/i,i/»7<i/ion /inma/ne, Paris, 1889, 4". p. 489 et suiv.; Durm, Bmikunsl der liomer, p. 482 et suiv. ; F"r. Mar.x, Die Enlwicklunff des rnm. Ifanses, dans les .Ve»/e .luhrhiirher fiir das klassische AUerUim. XII, 1909. p. .'il7 cl suiv.

Fijr. 143. — Urne cinéraire imitant les maisons romaines primitives.

ménagé à la partie supérieure du toit parallèlement aux côtés longs

du rectangle. Ce modèle, qu'une urne de Poggio Gajello (fig. 143 a rendu célèbre, rapproché du plan des habitations les plus anciennes que nous puissions connaître par les textes ou les plus simples que nous ayons conservées, nous permet de dire que la maison romaine se composait d'abord dune pièce centrale unique que Ion nommait

atrium parce quelle était toute noircie [ateri par la fumée du

foyer. Cette pièce était couverte, sauf au milieu du toit, où une

ouverture rectangulaire était réservée, appelée compluvium.

La bande de sol située au-dessous, où la pluie pouvait tomber

était dite impluvium ; l'eau y était recueillie en un puits ou en

une citerne. Dans celte salle se

passait toute la vie des habitants :

là était le foyer domestique ; là, la

table familiale sur laquelle on oiïrail

les sacrifices aux dieux protecteurs

de la maison ; là, on plaçait le

coffre-fort et 1 on dressait le lit

nuptial. Peu à peu, à Vatrium on

accota de petites pièces qui prenaient jour sur la pièce centrale,

chambres à coucher ou de débarras :

au delà, dans les deux coins du

fond, restés libres, que l'on appelle

alae, on installait les archives de la

famille et l'on conservait les images

en cire des ancêtres (fig. 144). Puis,

entre les deux ailes, on établit une

nouvelle pièce, le tablinum. C'était

primitivement un hangaren planches

adossé au mur extérieur de la demeure ; on allait s'y asseoir

pour respirer ou pour souper. On commença par établir une

communication entre cet appendice et Wilriiim. (jue l'on ouvrait

TABLIhnjM

ALaE

ALAE

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