LES EMPLOIS DE LA STATUAIRE
ment provisoire, honorées dune hospitalité temporaire '. En principe, sous la Répuijiique, une cella ne devait être consacrée qu'à une seule divinité ; mais lusage dut introduire peu à peu de multiples exceptions. On le constate au moins pour les Laraires : les sacraria abritèrent finalement les portraits de personnes vénérées -, en première ligne le (îenius Augusti ^. Lintluence hellénique transforma la nature des chapelles privées : à l'imitation de celle, si luxueuse, d'Hiéron à Syracuse ', le riche Heius. à Messine, avait fait de la sienne une véritable f,dyptothèque ^. contenant un xoanon d'Athéna Tyché, un Héraclès de Myron, un Kros de Praxitèle, deux canéphores de Polyclète.
Du reste le sanctuaire, public ou privé, ne contient pas que des statues de culte : il se peuple encore d une masse de figures votives oITertes par les particuliers, la plupart on terre cuite, œuvres d'un o-rossier travail, sans valeur artistique, quelques-unes de grandes dimensions, parfois de grandeur naturelle; il s'en trouve en foule dans les coflections. statues entières, demi-statues, tètes, membres détachés. Elles représentent la divinité à qui s'adresse l'olFrande. ou bien le dédicant, une partie de son corps guérie par miracle, ou quelque animal consacré ^.
Religieuses encore étaient les statues tombales, telles qu on en voyait notamment à Pompéi ', les unes en marbre, les autres en travertin ou en tuf recouvert de stuc ^. réparties sur des points variés du monument, par exemple, comme à celui des Istacidii ', sous un petit édicule monoptère formant le couronnement. Mais ce genre de figures, ensomme, relèveplutùtdela statuairehonorifique'".
Cette dernière est née en Grèce où, à la basse époque, elle fut en faveur plus que jamais. Le caractère romain, d'ailleurs, était naturellement enclin à l'adopter, et il y vil volontiers la consécration