‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 274 sur 509 · Roschcr, ifeit/., p. 861: Museo Borhonico. IX, pi. wxv · texte numérisé non relu

Roschcr, ifeit/., p. 861: Museo Borhonico. IX, pi. wxv

•J. Helief d'KIciisis Louvre) : Baumeisler, Denkmiilcr. I. p. il(>, fi,;r. i57 ; Sa{,'lio, op. cil., lijr. 1310 : S. Rcinacli, lieliefx, II, p. 25.3. 1. î. Ilelbip. W.inilfiemiihle. ii" 179.

5. Slaliiclle de lerre cuite du I>ou\ ic : calai luis, naniljcaii cl porc Saj^lio, op. cil., fiK. «•521 .

6. S. Iteinach. Sliilnaire, I, p. 21.3, 1 ; ici d'après Safilio, op. cil., fiff, LUS.

7. Relief de Florence : Sa^rlio, op. cit., fig. 1294; S. Reinacli, Heliefs. III. p.

daient parfois ; maig la religion romaine n'a guère retenu Korè (Proserpine) que comme déesse des Enfers '.

De Campanie encore, et en même temps que Cérès, est venu à Rome le culte de Bacchus -. Il a, sinon remplacé, du moins absorbé, celui de Liber Pater ^, vieille divinité italique, agraire au sens large du mot. Le triomphe de la mythologie grecque a fait prévaloir exclusivement les attributs dé Dionysos, dieu de la vigne, des vendanges, du vin et des vignerons, et les types plastiques que Tart grec avait conçus ; les plus anciens monuments figurés de travail

romain gardèrent d'abord celui du Bacchus barbu — à cause de l'épithète Pater — , mais comme celui-ci était déjà, à cette époque, presque complètement abandonné dans les ateliers de l'Orient hellénique, le goût romain suivit cet exemple et n'adopta que le type du dieu juvénile imberbe (fig. 211) ''.

Les nombreux symboles dionysiaques ^ sont les suivants : le thyrse, bâton en forme de lance, enguirlandé et entouré de lierre, terminé par une pomme de pin ou quelquefois une pointe; la grappe de raisin ; les vases servant à boire ou à puiser le vin, principalement le canthare et le rhyton ; la nébride ou peau de faon, ou bien encore une peau de bouc. Parmi les animaux sauvages, Bacchus a apprivoisé le lion et la panthère, qui traînent son char ou lui servent de montures. Gomme, en outre, son culte a un caractère mystérieux, que des ihiases, qui ont pris son nom, célèbrent des fêtes

Kig. 211. — lîacchus.

Page 1